JO 6 VE E VEF VEG
V E E
VÉEL. s. m. Vieux mot. Veau. Bibi. Hist. Le véel fon-deis ; c’est-à-dire , le veau de fonte. Borel. Vitulus.
VEÉLER. Voye{ Vêler. Vitulum edere.
VÉER, ou VEHER. Vieux v. a. Voir, défendre & pro-hiber ; de vetitum ou de prohibere. M. Ménage endonne un beau passage des Us d'Anjou. Et Perceval :
Ja ne U deuffie\ véer,
La requeste que il vos fist.
De-là Vée\ pour Voyez. Perceval ; de vêir, voir. Bo-rel. M. de Laurière remarque auílì ce verbe au sensde Défendre, prohiber. Vetare.
Véer, baër maëcken. Rendre puissant en armes. Borel.
VÉÈRE , ou CAMP-WER. Nom d une petite ville desProvinces-Unies. Veria, Campfieria. Elle est dans Hiede Walcheren, en Zéelande, à une lieue de Middel-bourg, vers l’orient septentrional. Véère est fortifié ,& a un bon port, il appartient au Prince de Nassau.
VÉEUR. s. m. Vieux mot. Comme qui diroit Voyeur,qui a vu de ses yeux. Oculatus testis. Dans les Ordon-nances del’Échiquier de Normandie de lan 1497, &au Style de la même Province, les Véeurs^ font les té-moins & gens qui assistent à la vue ou visite d’un hé-ritage.
De videre , voir, on avoir fait vedere , que les Ita-liens disent encore à-présenr, ensuite de vedere, s’estformé vider, véer, que les Espagnols retiennent en-core , & dont nous avons fait voir en le prononçantplus plein. De véer , nos peres faisoient i Véeur , quivoir, Lc si l’on pouvoir ainsi parler, Voyeur.
VEF
VEF. Quelques-uns parlent ainsi ; pour dire, veuf .- maismal. Voyei Veuf. Viduus , vidua.
Vep. f. m. vieux mot. Un œuf. Perceval. Borel. Ovum.
VEG
ÎVÉGA. Nom dTm village de la Galice en Espagne. Ve-ga. Il est situé à huit lieues deLugo, vers 1 orient mé-ridional , & il est pris pour l’ancienne Talamina, petiteville des Callaiques Lucenses. Mat y.
VÉGÈCE. f. m. Nom propre d’homme. Vegetius. Fla-vius Vegetius Renatus. C’est un Auteur du quatrièmesiècle. Végèce vivoit fous Valentinien II. Il a écrit &dédié à cet Empereur un excellent ouvrage de la Mi-lice Romaine en cinq Livres. Un autre Ouvrage enquatre Livres : Artis Veterinariae , ou Mulomedicinae ,qui porte le nom de Végèce, est un Ouvrage douteux.Végèce étoit Comte, & avoir le titre de Vir illustris,homme illustre. La première édition de Végèce est deRome en 1494. Les meilleures font celles de Hol-lande in-q° en 1607 avec les Notes de Modius , & lesCommentaires de Stewechius, & les Additions deScriverius qui font différens autres Auteurs fur la mêmematière, & celle de Leyde de 1644. Celle de Wéfel,ouNider-Wefel, n’est pas exacte, si l’on en croît Tho-mas Crénius au commencement de la IX e partie deses Animadversions Philologiques.
VÉGEL. Nom d’un bourg de l’Andalousie, en Espagne.Vegelium. Il est près de l’embouchure de Barbato ,entre la ville deCadiz, & le détroit de Gibraltar. Maty.
VÉGEL DE LA MIEL. Nom d’un petit village de l’An-dalousie en Espagne. Il est fur la côte, près du détroitde Gibraltar. Quelques Géographes prennent ce lieupour 1 ancienne Mellaria , patrie de Pomponius Mela ,que d autres mettent àTarifta, qui est maintenant rui-née. Maty. ,
VÉGÉTABLE. adj. de t. g. Qui peut végéter , qui estsusceptible de végétation. Voye ^ ces mots. Vegetans,vegetabilis. Ce terme s applique à toutes les plantesen tant qu elles font susceptibles d’accroissement, c’est-à-dire qu’elles font organisées de manière qu ellespçuvent íe nourrir, croître, fleurir Sc íe multiplier par
VEG ■
un principe intérieur de vie qu’on appelle ame végéta-tive. Ainsi le corps végétable est un corps organisé,c’est-à-dire composé de différentes parties qui con-courent toutes à l’exercice des mêmes fonctions, te-nant ordinairement à la terre par des racines, quelque-fois par d’aurres parties à quelqu’autre corps, mêmeles moufles, les plantes marines, &c. dont il tire lesmatières, les principes de fa nourriture & de son ac-croissement. Voye\ Végétation, Suc, Racine, &c.
Les Jardiniers appellent terre végétable ce qu’on doitappeler terre végétale. Voyt\ ce mot.
VÉGÉTAL, f. m. Terme générique qui s'applique en Bo-tanique à tout ce qui végette, à tout ce qui croît à lamanière des plantes. Ainsi ce mot est proprement syno-nyme avec Plante. Tout arbre est un végétal. On dirles végétaux, pour désigner collectivement les plantes,les arbres, &c.
VÉGÉTAL, ale. adj. Qui appartient à ce qui végette.Ainsi l’on dit, le genre végétal , le régné végétal. Ondit en Physique, le régné végétal, le régné animal &le régné minéral, pour dire, les plantes, les animaux& les minéraux.
En Chimie on appelle substance, matière végétale ,une substance qui provient d’un corps végétal, loitquecette substance soit organisée ou non. Ainsi les partiesd une plante , les racines , la tige , les branches , lesfeuilles, les fleurs, les fruits font des substances, desmatières végétales. Les gommes , les résines , lesbaumes & autres sucs qui ne font point organisés, &qui se tirent des végétaux , sont des matières, dessubstances végétales. On le dit de même des autresmatières extraites des végétaux par les opérations chi-miques , tels que divers sels, diverses huiles. Le selqu’on extrait des plantés, est une substance végétale ,& s’appelle sel végétal. Voyez Tartre.
En Physique, en termes d’histoire Naturelle, on ap-pelle terre végétale, humus vegetabilis, ou simplementhumus, celle qui se trouve vers ia surface, & qui estplus ou moins propre à la production & à í’accroifle-ment des végétaux. On l’appelie aussi terre franche,terreau. Elle est ordinairement d une couleur noire,ou noirâtre. Elie est différente , selon les différentesmatières qui s’y trouvent mêlées, ce qui la rend plusou moins fertile. Sq première qualité est d’être bienmeublee, bien divisée, afin que les racines encore ten-dres des plantes puiííènt s’y étendre pour chercherleur nourriture : facilité qu elles ne trouvent pas dansune terre compacte ou trop dense, dont un autre dé-faut est de n’être pas perméable aux eaux, qui par cemoyen séjournent trop longtemps au pied des végé-taux, & les pourriflènt à la fin. Telles font les terrestrop graflès & mêlées de glaise- Pour remédier à cetinconvénient, mêlez dans cette terre du gravier, dufable. C’est le seul moyen de la diviser, de la rendreplus légère. Un autre défaut de Ja terre végétale estd’être poreuse & trop légère, ensorte que l’eau quiest le véhicule des sucs nourriciers n’y séjourne pasaflèz longtemps, & y paflè comme au travers d’uncrible ; comme il arrive dans les terres maigres, sa-blonneuses & pleines de craie. Dans ce cas, mêiez-y dela terre grasse , du fumier , de la marne argilleuse.Voye\ encore Terre en termes de Jardinage & d’A*griculture.
VÉGÉTANT, ante. Qui a la faculté de végéter. Ondit mieux végétatif
VÉGÉTATIF, ive. adj. Qui a la faculté de végéter. V*getativus. L’ame végétative est celle qui fait vivre le sarbres & les plantes. L homme est végétatif, sensitif& raisonnable. Les plantes n ont qu’une vie végétative•Quelques Chimistesont admis dans les métaux une fl 1 'culté , une propriété végétative.
VÉGÉTATION, f f Action par laquelle les arbres & 1 £Splantes senourrifíènt ou croiflènt, fleuriflènt & se m 11 ''tiplient par le moyen de leurs graines. Vegetatio. G 11a découvert qu il se faisoit dans Ja végétation une eitculation du suc de la terre ou de l’aliment des plant eS »comme une circulation du sang dans les animaux'. cequi est aflez visible dans le tithymale, fur lequel o» e11