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remédier à la sécheresse & à la dureté de ía peau parun bain d eau chaude, très-favorable à la transpiration.Un Chirurgien ayant conseillé à une jeune períonneHui avoir la petite vérole, à qui elle commençoit à sé-cher, de frotter de graillé de chien la croûte qu’elle javoit sur le visage afin de 1 amollir & de forer, & que1 humeur qui étoit deíïòus n y demeurant point long-temps ne pût, disoit-il, ronger la chair & y faire destrous, dont la malade seroit marquée ; il la persuada,& la frotta deux fois. De plus la malade l'ayant priéde lui couper les cheveux , parce qu’elle avoit de lapeine à soutenir la mauvaise odeur qui en sortoit ; cau-sée par la sueur & la petite vérole qtselle avoit eue àla te te, il lui obéit ; mais la maladie recommença, &
I humeur maligne étant rentrée , la malade, qui étoitauparavant hors d’aftaire, fut emportée en deux jours.Nouv.Lit. de la merBalt. 1704. p. 2,4.2.. 249. Voghtena donne à Ulm un Traité de la manière dont il fauttraiter les personnes âgées attaquées de la petite vérole.ConradiBurchardi Voghten , De Variolis Adultorum.
A f égard de l’inoculation de la petite vérole. Voye\Inoculation.
Ce mot vient de Varì , dont se servoient les Latinspour signifier les taches & les boutons qui viennent auvisage.- Variola n'est pas Latin : c est un terme nou-veau quj a formé par analogie. Ménage, après lePrésident Faucher, veut qu'on écrive vairolc , à causeHU'elle marque le visage de diverses taches.
On appelle grojse vérole , úne autre maladie conta-gieuse qui se contracte ordinairement par le commerceavec une personne gâtée du même mal. Elle consistedans une corruption generale de la maste du sang, &infecte particulièrement les sources de la vie dans lesdeux sexes. Elle s annonce par disterens symptômes.Vo J ?\ Chancre, Poulain , Bubon , &c. Cette hon-teuse maladie s’appeloit autrefois grojse vérole. An-Itmrd hui on dit simplement la vérole ; mais on évitede se servir de ce mot. Venerea lues , morbus Neapo-utanus. On f appelle en France mal de Naples , parceT Ue les soldats en furent infectés au Royaume de Na-pies fous Charles VIII. Avant ce témps-là elle étoit in-«jnnue en France. Pasq. Les Italiens rappellent malFranc esc , paice que les François en furent les premierséteints, & ont cru qu’ils l'avoient apporté. Les Espa-gnols la nomment j'arva des Indias , ou las buvas. Lavérole n’est point honteuse à Goa ; on sait même gloirede savoir eue plusieurs fois. On la guérit là avec de la!racine de chine, ou fchine. Herrera dit que les Espa-gnols ont apporté la vérole à Mexique, bien loin de fyav °ir prise Suivant un Mistel imprimé à Venise en’Hi, on disoit une Mestè à f honneur de Saint JobE 0l, r être guéri de la vérole par son intercession ; onmpposoit que la vérole étoit l’ulcère dont il sest plaint
II grièvement. Voye\ le beau Poème Latin de Fra-
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Il a suépíusieursfo'Y"’ w' ^ '
VtíorxT u , eu , r . s rois la vérole.
t, ' E J Qui a la vérole. Venered lue infet
ST VÍr0lL Et substantivement, un vérolé ,
V ^ 2 !/Ì N lT d n U T anc i ienne ville dìtalie. VerulìJ e “ r El J e â dans la Campagne de Rome,R °y aume . de Naples, à seize lieue& le c- de R ,° me - - Ufro/t est petit, mais allez petVÉR^dtm Eveque, Maty.li e r , • á-r- Terme de Coutume. Le Droit de Itou n Constant fur fart. 99. de la Coutume deles Se ' 112 ' C ^ Uroit de détroit, en vertu du. le uts !f le t rs contraignent leurs sujets de moudVÉROLiQríp nS- T us moletrinae communis Ù publucarie des a dj- Qui tient de la vérole. Venereusroliq Ues cst un accident vérolique. Les pustule:Les chancr* 11 ^ principaux signes de cette maltture vémJ ;^ S5 es Poulains, font des maladies de
VÍRON. ÏTi> -ir
d°s , & blanc °' , n do rivière, jaune & luisant pf appelle en Lar^ e Y entre - & tacheté de noir.couleurs, d’or í Var ’- Us -> parce qu’il est de plusi5 ar gent, de rouge & de bleu.
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VERONE. Nom d’une ville de fÉtat de Venise, en Ita-lie. Verona. Elle est capitale du Véronois, & située furf Adige , à lept lieués de Mantoue , du côté du nord.Véronne est fort ancienne. Elle doit fa fondation auxRhéciens, & son aggrandisiement aux Gaulois Céno-mans. On y voir un cirque & ùn amphithéâtre presqueentiers, monumens de son ancienne splendeur, le tom-beau du Pape Luce III, & celui des de f Escale, Sei-gneurs de Véronne. C’est encore une des plus grandesvilles de lTtalie. L’ Adige y forme fîie de Saint Tho-mas, pleine d’ouvriers en soie, & jointe au reste de laville par quatre ponts de pierre. Vérone est la patriede Cornélius Nepos , de Pline f ancien, & du PocteCatulle. Elle est défendue par la citadelle de Saint Fé-licio, & a un Evêché sustragantdu Patriarche d’Aqui-lée. L’Empereur Maximilien la prit fan 1509. Elle fu trendue fan 151 6 aux Vénitiens qui la postédent encore. Maty. Long. 28 d . 30'. Lat. 45 e1 . 23'.
VÉRONIQUE, f. f. Sorte de plante dont il y a plusieursespèces. Veronica. Celle qu’on appelle véronique mâlevulgaire , pousse des tiges grêles, rondes, velues, rem-pantes. Ses feuilles n aillent opposées 1 une à 1 autre lelong des tiges, velues, dentelées en leurs bords, sem-blables à celles du prunier, d’un goût âcre & amer.Ses fleurs sont des rosettes de quatre quartiers, de cou-leur bleuâtre ; elles sortent en maniéré d’épi des ais-selles des feuilles. Lorsque ses fleurs sont passées, illeur succède à chacune un fruit partagé en deux bourses,qui contiennent des semences menues, rondes, noirâ-tres. En Latin veronica mas J'upina & vulgatissima. G.Bauh. Cette plante est vulnéraire, diurétique, proprepour purifier le sang , pour débarrasser le poumonchargé de matières gluantes, 8c pour les maladies dela peau. On se sert de la véronique à la manière du thé.On f appelle autrement herbe aux ladres.
Il y a auffi une véronique fémelle qui a les feuillesplus larges, velues, qui fleurit jaune , & a les mêmesusages.
VÉRONIQUE, est auffi un tableau, ou image de la facede Notre-Seigneur imprimée ou peinte fur un mou-choir , telle qu’elle se peignit sur celui de sainte Véro-nique qui étoit une femme de Jérusalem, qui donnaà Jésus-Christ le voile de toile quiluicouvroit la tête,pour s’eflúyer le visage tout couvert de sang & delueur, quand on le menoit au Calvaire. Cette imagea été apportée à Rome du temps de Vespaíîen ; & ondit qu’elle guérit Tire de sa ladrerie , sitôt qu’il f eûtregardée. Nicod dit que ce mot vient de vera-icon ouvraie image , ííxav, imago.
Il vient de Veronica mot abrégé de Vericonica,qui signifie vraie image ; Iconica pour icon , est danssaint Grégoire de Tours en la vie des Peres.
Ce nom de Véronique a été particulièrement donnéa une représentation du visage de Notre-Seigneur em-preinte sur un linge, qui se conserve à Saint Pierrede Rome , & que quelques-uns croient être ìe suaire,qui fut mis fur son visage dans le sépulcre,. On 1 a pour-tant donné encore à d’autres représentations sembla-bles , comme on le peut voir dans les Notes de M.Chastelain fur le Martyrologe, 13 Janvier, pag. 211& suiv. Dans le Cérémonial dreflé en 1143, par Be-noît Chanoine de Saint Pierre dédié à Célestin II,donné par D. Mabillon au II. Tome de son MuJ'œumItalicum j f Auteur fait mention du suaire de Notre-Seigneur, appelé, dit-il, Véronique. C’est la plus an-cienne mémoire qui se trouve de cette relique, fansqu’on sache en quel temps elle a été portée à Rome.Le Mardi de la Quinquagésime, depuis plusieurs siècles,a ere choisi par la plûpart des Églises qui ont coutumede célébrer cette fête de Notre-Seigneur, comme pouropposer aux excès de ceux qui ce même jour se dé-guisent le visage. Innocent III établit dans 1 hôpital duSaint-Esprit à Rome, qu’il fonda en 1204 -, la dation. solennelle du Dimanche après f octave de l’Epiphanie,où l’on porteroit en procession le Saint-Suaire de No-tre-Seigneur , c’est-à-dire, l’image de fa saff P eintesur un linge , & nommée autrement la Véronique.Fllur. Hifl. Eccl. L. jG.