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eaux fortes & régales n’y peuvent pas entrer, quoi-qu elles entrent bien en ceux de 1 or. C est une ima-gination de croire, qu on ait jamais eu l’invention duverre malléable, parce que s’il étoit ductile,il perdroitfa principale qualité , qui est la transparence, laquellene peut subsister, que tant que ses pores seront vis-à-vis les uns des autres. On a vu en .Allemagne des bou-teilles d’un verre si délié par le fond, qu’on les pouvoirrendre convexes ou concaves en soufflant ,ou en tirantFair doucement-.ee qui montre qu’ilpeut y avoir quel-que flexibilité dans le verre. L’esprit du sel très-bienrectifié ronge le verre, & en diflout tout le tiflù, enforte qu’il devient friable. On dit : un carreau de verre,des châssis de verre , des bouteilles, fioles, cloches ,matras faits de verre. Fondre le verre, souffler le verre.Cela est fragile & calíànt comme verre.
Corneilles fait dire à Polyeucte dégoûté des biensterrestres & périssables :
Toute votre félicitéEn un moment tombe par terre-,Et comme elle a Véclat du verre,Elle en a la fragilité .
Nous avons dit ailleurs ce qu’on doit penser de ces
conatti. /
Ce mot vient du Latin vitrum.o’ antimoine. Voye\ Antimoine. Stibium.
El d e verre, Voye\ Axone ou Fiel de verre.
Un plat de verre , est une grande pièce ronde dev f! 7 6 .' qu’on taille pour faire des panneaux de vitres.EJifeus vitreus. Il a un nœud au milieu qu’on appellee î tynf* ou boudiné. On F appelle verre de Fran-o j & il vient de Normandie & de Picardie. Il est uncp U V j rc * atre - Une table de verre , est un grand mor- je ?i U de Verre carré qui se coule sur le sable. On l’ap-au C VefTe Lorraine , quoiqu’il s’en fasse dans lestr *ç? verreries ; & l’on s’en sert aux portières de_ r °ues. U est encore plus verdâtre & moins estimé9 Ue celui de France.
On appelle aussi un œil de verre , un œil fait d’émailu íeu de lampe, dont se servent les borgnes pour ré-P? re r un peu la difformité de l’œil qui leur manque.ritreus oculus.
‘ £ RRe de lunette , est un verre taillé dont on se sert
r i I inprres à longue vue. Canaliculi JpecUpour faire les J“ ne “ e f . J. Ses miC rosco P es. I
lans vitrum. ° n cn , f ^ & à q Ua «e verres. LevemV a des lunettes à deu f or me reguhere
Jphénqae convexe, est ceiu q r D hère, est plus epaiment, selon quelque porti ( ^ £ être égale
en son milieu qu’enses extren ■ . on Vappelb
ment convexe des deux cotes , , & CO nvex<
verre lenticulaire. S’il est plan ^ p£u
de 1 autre , ì\ s e nomme verre plu g, l’ac
être convexe d’un côté de moindre soJfV on sapt re concave de plus grande sphère, « ^ est ce i upelle ménisque Le verre Jphèfime concav■ , ,
qui étant régulièrement forme selon que 4 p £Sde sphère, est moins épais en son milieu q uttémités. H peut être aussi plan concave , ° j
ment concave. Le verre objectif, est celm q ei ^plus éloigné de l’œil, qui reçoit immediatemerayons de l’objet , & qui est taille en portiongrande sphère convexe. Le verre oculaire , equi est le plus près de l’œil , où 1 œil s a PP ? ^’un
voiries objets, qui est concave, & ^TnUwtres ménilPetite sphère. II y a des verres mnphal p ■ ^
Vœs, &. pour diverses sortes de îu nC ^ ' , ) une[l
leur ordre. La bonté des g ran fK J, mat ière dordépend principalement de la bonté de - r r
kà : m I o„ en trouve ^ dlel “ t? LÍtapoint, f am |, UMSj (jm filets , fans taches, ou lans
Il’„ qu r En'sont les défauts ordinaires. ^
f n e Pas employer pqtir lunefectueuxtel qu’est L verre aigre qui se caste en te talant, le moucheté qu i a de petites taches , 1 onde qaides veines, & encore moins le verre qui a des bod ms, bouillons, boutons, du gravier, &c. L art ûi
verres pour les lunettes d’approche s’est trouvé parhazard. Plusieurs ont disputé la gloire de cette inven-tion & de son application.
Verre ardent. Les verres ardens ont été connus auxAnciens. Les miroirs ardens Font été certainement.Car quelques Historiens ont prétendu qu’ Archimedes’en servit pour brûler une flotte , & quoiqu’ils leurattribuassent un ester impossible , cela même prouvequ’ils étoieut connus. Mais il est fur que ces miroirsqu’ils imaginoient, dévoient être dé métal & conca-ves , & avoir un foyer par réflexion, & l’on est com-munément persuadé, que les Anciens ne connoissòientpoint les foyers j ar réfraction de verres convexes.Cependant M. de la Hire les a trouvés dans la pre-mière scène du II. Acte des Nuées d’Aristophane. LeScholiaste d’Aristophane sur cer endroit le montre aussi.Pline, L. XXXVI- & XXXVII. parle des boules deverre & des boules de cristal, qui exposées au soleil,brûloient ouïes habits , ou les chairs des malades quel’on vouloir cautériser. Lactance, dans son Livre dela colère de Dieu, dit aussi qu’une boule de verre plei-ne d’eau, que l’on tenoit au soleil, allumoit du feu ,même dans le plus grand froid. Voilà l’eftet des verresconvexes bien incontestablement prouvé. Mais si 1 onsavoir qu’ils brûloient , comment ignoroit-oo l’u sagele plus utile de ces verres , c’est-à-dire, qu’ils grossis-seoint les objets ; C’est que leurs miroirs ardens n’é-roient que des boules de verre, ou solides, ou pleinesd’eau ; & il est démontré par la dioptrique , que lefoyer d’une sphère de verret n est éloigné du quart deson diamètre. Si ces boules avoient un demi-pied dediamètre, ce qui est tout le plus qu’ elles pûssent avoir,il falloir en approcher un objet à un pouce & demi pours appercevoir qu’il fût augmenté ; & il est fort naturel,& même presque néceílaire , que {juand on a regardéau travers de ces boules, on n’ait regardé que des ob-jets beaucoup plus éloignés , qui n’ont pas paru plusgrands, mais feulement défigurés & confus. L’aug-mentation nette des objets éloignés demande , ou detrès-grandes sphères , ce qui est impraticable , & netombe point dans l’ul'age, ou de très-petites portionsde très-grandes sphères, ce qui se pratique aujourd’huiavec grand succès, & ne se peut presque trouver parhazard, ni n’est facile à imaginer par raisonnement,sur-tout quand on a de fausses idées de la vision, com-me en avoient les Philosophes Anciens, qui croyoientqu’elle se faisoit, ou par des écoulemens, de je ne saiquelle substance qui sortait de nos yeux, & alloit cher-cher les objets, ou par ce qu’ils appeloient des espè-ces, & qui n étoient autre chose que de petites repré-sentations des objets en miniature, qui en partoient &venoient chercher nos yeux, D’ailleurs il eût falluqu’ils enflent su travailler le verre comme nous faisons,& selon toutes les apparences, les Anciens nesavoientque le souffler, & en faire des vases. Il n’est donc pasétonnant que la connoiílànce des verres btûlans ne lesait pas mené plus loin ; il l’est beaucoup davantageque depuis les lunettes à mettre fur le nez, juíqu auxtélescopes, il se soir passé 300 ans. Tour est allez lentparmi nous, & peut-être ibmmes-nous à í’heure qu’ilest sor le bord de quelque découverte importante, oùl’on fera surpris un jour que nous ne soyons pas arrivés.Voyei l’Histoire de F Académie des Sciences 1708.p. 11 z. & soiv.
M. Tschirnaus communiqua sor la fin du dernier siè-cle , à MM. de 1 Académie des Siepces les effets queprodussoient des verreibrûlans, qu’il avoir trouvé Fartde tailler, de sorte que leur force passòit tout ce qu’onavoir vu jusques - la. Le foyer de ces verres étoic àdouze pieds de distance, & du diatnettre d’un pouce& demi. Pour rendre ce foyer plus vif , il faut lerétrécir par le moyen d’une seconde lentille parallèleau premier verre, & que l’on place à Fendroit où lediamètre du cône que forment les rayons qui passentpar le premier verre, est égal au diamètre de }a len-tille , en sorte qu’elle les reçoive tous ; alors le foyerse rapproche, & au lieu qu’il avoir un pouce & demide diamètre , il n’aura plus qu’un diamètre de huit li-gnes , mais fa force fera beaucoup augmentes, en sorte
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