VER
^ errerie , signifie auílì sart de faire îe verre. Ars vi- 'triaria. La verrerie a été trouvée par hazard, commerapporte Pline , Liv. ;6. Il dit que des Marchandsfaisant cuire leur viande sur le bord de la mer, &n ayant point de pierre pour mettre lous leur marmi-te , tirèrent du navire des morceaux de nitre, quietant mêlés avec le fable, firent couler une liqueur. luisante qui étoit du verre. Mais il se trompe quandil ajoute que pour en perfectionner sart, on y ajoutadu magnes lapis, qu il dit attirer la liqueur du verrecomme le fer: car il a pris magnes , aimant, pour lamagnésie, qui est une simple pierre qui entre à la vé-rité dans la composition du verre pour le blanchir,mais qui n a aucune qualité attractive ni du fer , nidu verre. Voye ^ Neri , de arte vitriaria.
Verrerie, íe dit auílì des ouvrages de verre. Les Ver-riers font Marchands de menues verreries. Vitraria.opera. II y a des curieux qui remplissent leurs cabinets, de Cristaux & de plusieurs pièces rares do verreries.VERREUX. Voyei Vereux.
•VERRIER, si m. Ouvrier qui travaille aux verres. Vi-triarias opifex. Un Gentilhomme Verrier. La profes-sion de Verrier est noble ; les Verriers ont eu le privi-lege de ne point déroger,
V errier , e fl. j e Marchand qui vend des verres, soiten boutique, soit par les rues. Vitrorum propola Et1 on dit proverbialement d’un homme qui marche vîte,qu’il Va comme un Verrier déchargé.
Ve &Rier, est auílì un panier d osier destiné à mettre desVerres. Vitriaria cisia.
DERRIÈRE, si f. Morceau de verre blanc & fort clair,qu on met devant des miniatures, des tailles douces,°u des reliques pour les conserver. Operculum vi-treum. On le dit aussi de ce petit morceau de verrerond qu’on met au-dessus des montres. On disoir d’a-
Y oord Verrine. On ne dit plus ni sun ni sautre.
RRRières , se dit quelquefois en jardinage de ces espè-ces de petites serres qu’on met fur les plantes délicatesP°ur les garantir du . froid. C’est un assemblage deplanches avec un châssis de verre par-dessus & par-devant, fermant bien exactement, qu on met fur lesAnanas & autres plantes.
ERiuere. si f. Vieux mot. Fenêtre. Fontaine périlleuse.«OREE. Vitres , vitrages de maison ou d’Egliie. Cererme qui est encore usité dans la Flandre Walonne ,le disoìt même parmi nous en 1610, comme il paroîtPar le Journal de M. de Lestoile, tom. 2. pag. 132
année 159;.
v ERRIN. si m. Machine qui sert à élever de fort grosfardeaux. Arreclaria duplici cochleâ machina. Elleestcomposée de deux pièces de bois, dans lesquelles en-1trcnt deux vis très-fortes, à la manière des presses desRelieurs. On l a tourne avec des leviers, & par le moyen 1û j n komtal ou pièce de bois qu on applique deflus, onrearelie des granges ou des pans de charpente, & on
VFtn? iWp C1 sr des toirs tout entiers.
VERRINE, sis. Vitrum Barometri. C est le nom que lesEmailleurs donnent aux tuyaux de verre, qui serventa taire des Baromètres
VERRINE. Prononcez ies deux RR Quoique ce motloir proprement adjectif, on le fait plus communémentubítantif, & il íe dit des Oraisons, ou Plaidoyers deCicéron contre Verrès, ce Gouverneur de Sicile qu il^cula & qu il fit condamner pour ses crimes. Oratiolcer °nis in Verrem. Verrina Oratio. Il y a six Verri-n f-, Ciçeron ne prononça pas toutes les Verrines,ais lUes publia. La plus belle des Verrines est cellenl,,^ ra , ite ^ es supplices. Cest la cinquième Verrine, ou
roterie ’ m * Ce n estpas la même chose que laVer-c °mpt a : ’ n Cette mar chandise étant plus grofle, & ne seVERROTFuf ^ ar ma sièsde même nombre.
nue match r Terme de Négoce. C est une me-tenôtres de verre , comme des grains ou pa-
les Barbares - ° u de cristal, dont on trafique avecvers le Séné? 1 Uva ? es - On fait un grand commerceleurs. VitrincE de verrot erie de toutes sortes de cou-
verrou ^ .^q Uil ( . m Pimit Jes fa _
■ “ n u. j, àni-.
VER
361
remens & garnitures d une porte , qui sert à la fermeren dedans. Obex , pessulus. Ordinairement c’est unepièce de fer coulante en des crampons qu’on appelleverievelles j íur une platine de tôle ciselée ou gravée.
Il y a de grands yerroux à queue avec bouton ou poi-gnée tournante, pour les grandes portes ou fenêtrages,& de petits verroux , qtson nomme targettes , atta-chés avec des crampons fur des écussons, pour les gui-chets des croise es. Fermer la porte au verrou , à deux.verroux.
Tous les foins défians , les verroux Ùles grilles,Ne font pas la vertu des femmes & des filles.
Mou
Ménage dit que ce mot vient du Latin veruculus ,qui se trouve dans les Gloses en cette signification.D’autres le dérivent de veru , broche. D’autres croientqu’il vient par corruption de fer roulant , à cause quela prononciation de s/se change aisément en v, & sur-tout par les Allernans; & parce que les anciens verrousétoient ronds , & rouloient dans les vertevelles. Onles appelle encore en quelques provinces courreaux , &tourroux.
On dit proverbialement, venir baiser îe verrou ,c’est-à-dire, venir faire hommage. Cela est pris de lacoutume qui se pratique en quelques fiefs. Lorsque levallàl va rendre hommage à son Seigneur, s’il est gen-tilhomme , il le baise à la bouche, ou s’il est roturier,il lui baise les mains. Mais si le Seigneur étoit absent ,il Tuffisoit de baiser le verrou de la porte du fief domi-nant ; en ce cas le vassal étoit censé avoir rendu hom-mage.
VERROUILLER, v. a. Fermer une porte au verrou. Ils’est enfermé dans fa chambre, & a verrouillé la porte.Pejfulo fores occludere , pessulum obdere ostio.VERRUCAIRE. si f. ou herbe aux verrues. Plantequi pouise des riges à la hauteur d’environ un pied ouun pied & demi, grêles , fongueuses en dedans , ra-meuses. Verrucaria. Ses feuilles sont oblongues, sem-blables à celles de la dent de lion, éparses à terre. Sesfleurs sont des bouquets à demi-fleurons , de couleurjaune, soutenus par un calice composé de quelquesfeuilles en écailles. Lorsque la fleur est passée, le caliceprend la forme d une rosette , relevé en côte de me-lon. Chaque côte est une elpèce de capiule qui ren-ferme une semence garnie d une aigrette. Sa racineest longue, garnie de plusieurs fibres. E 11 Latin \a-cintha fîve cithorium verrucarium. Math. P. Tour-neeort. Cette plante est fort estimée pour guérir lesverrues, d ou vient qu on lui a donné le nom dever-rucaire.
VERRUE, si f. Poireau, petit durillon rond & élevé furla peau, comme un petit pois. Verruca. Il vient plusordinairement aux mains qu’aux autres endroits ducorps. Il y a plusieurs sortes de verrues, dont les ordi-naires s’appellent porracées , parce qu elles ont la tetede poireau, & sont composées de petits filets qui res-semblent à ses racines. Il y en a une autre sorte qu’onappelle myrmécie , qui est une petite éminence cal-leuse , ronde & épaisse qui naît aux mains des petitsenfans, qui vient quelquefois subitement, & puis s’é-vanouit. Quelques Médecins comprennent auílì sousces espèces le cor ou durillon qui vient aux jointuresdes orteils, & sous la plante des pieds, que les Latinsappellent clavus , parce qu il cause une douleur piquan-te, comme si 1 on etoit pique d une pointe de clou.Verrue, en termes de jardinage. Espèces de petit bou-tons qui viennent fur 1 ecorce des arbres : excroissanceformée par la seve trop abondante, ou qui ne peutcirculer dans ces endroits.
En Conchyliologie verrue signifie à-peu-près la mêmechose que les Tubercules & les bosses; les verrues boniplus inégales, plus poreuses, & plus petites.
Ce mot vient du Latin verruca.
Herbe aux Verrues. Plante. Voye\ Verr ucAIRE *VERS. si m. Assemblage d’un certain nombre de paro-les , Sc de syllabes mesurées. Verjus , carmen. II y a
Z z
«
\