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tiaire chez îes Romains, n’étoit qu’un Marchand d’ha-bits, ou un Tailieur. C’est en ce sens qu'on le prenddans les inscriptions.
VESTIBULE, s. m. Entrée dans un bâtiment ; espace ,lieu couvert qui est au-devant des sales, & au bas del’escalier , pièce qui s’ofire la première à celui quientre , & qui sert de passage pour aller aux autres.Vesttibulum , atrium. Les vestibules fervent seu-lement pour la magnificence, & sont d'ordinaire entrela cour Sc le jardin. Les Romains avoient à feutrée deleurs maisons des places qu'ils appeloient vestibules ,pour retirer à couvert ceux qui croient contraintsd’attendre à leur porte. Il y a auíïi des vestibules enquelques Eglises , qu’on appelle autrement le por-che j qui est un petit bâtiment posé au-devant del’Eglise.
On appelle improprement vestibule , quelques pe-tites chambres qui lont aux etages hauts , où onlailïè les gens qu'on veut bien faire attendre. Pro-camera. II y a à cet étage quatre pièces de plein pied ,avec un petit vestibule par où I on y entre. Marti-nìus fait venir ce mot de Vejíce stabulum , parce quele devant de la maison étoit dédié à Vesta. Davilerle fait venir de vestis Sc ambulo , parce q u'on com-mence dès le vestibule à íailîer traîner les robes. Vestisambulat.
Vestibule simple, celui qui a ses faces opposées, éga-lement décorées d’arcades vraies ou feintes, commele vestibule du Palais des Tuileries à Paris. Daviler.
Vestibule figltré, celui dont le plan n'est pas contenuentre quatre lignes droite ou une circulaire ; mais quipar des retours forme des avant corps & des arrière-corps revêtus de pilastres & de colonnes avec symétrie,comme celui du château des Maisons Daviler.
Vestibule tetrastyle, celui qui a quatre colonnes iso-lées & respectives à des pilastres, ou à d'autres colon-nes engagées, comme celui de lHôtel Royal des Inva-lides. Daviler.
.Vestibule octostyle rond, celui qui a huit colonnesadossées, comme le vestibule du palais d’Orléans, ditLuxembourg : ou isolées, comme celui de l'Hôtel deBeauvais à Paris, qui ont l’un & l’autre leurs colonesdoriques. Daviler.
Vestibui.es a ailes: celui qui outre le grand paííage dumilieu couvert en berceau, est séparé par des colonnes,des aîles ou bas côtés plafonnés de lotîtes, comme levestibule du Palais Farneíe à Rome : ou voûtés, com-me celui du gros pavillon du Louvre. Daviler.
Vestibule enpíristyle, celui qui est divisé en trois par-ties , avec quatre rangs de colonnes isolées, comme levestibule du milieu du Château de Versailles.
Vestibule, en terme d’Anatomie , est la première par-tie de la seconde cavité de Poreille, qu’on appelle aussilabyrinthe. Voye ç Oreille. Labyrinthus.
VESTIGE, s. m. Vestigium. On fait ordinairement cemot synonyme de trace. Emprinte d’un pied d'un hom-me ou d'un animal marqué dansl'endroit où il apalîë.Personne n'a passé par ici , il n’y paroit aucun vestige.On ne l'emploie guère qu'au pluriel. Voilà des vesti-ges d’un homme.
Au figuré, on dit suivre les vestiges de quelqu’un,marcher fur sos traces , l imiter. Il luit les vestiges defes aïeux.
Vestiges , signifie encore les marques qui nous restentde quelques choses de i'Antiquité qui ont été ruinéespar le temps. Antiquitati monumenta. L’amphithéâ-tre de Nîmes, le pont du Gard, sont encore des vestigesde la grandeur Romaine. Il ne reste pas le moindre veftige de 1 ancienne Babylone, ni de Ninive , qui soit cer-tain.^ II y avoir plusieurs coutumes barbares chez nosAncêtres , dont on voir encore quelques vestiges dansles Historiens, ou dans nos cérémonies, pour dire au-cune trace, aucun témoignage.
Voilà ce que nous dilent nos Dictionnaires. Voiciles nuances que M. l'Abbé Girard oblêrve contre cesmots.
Les vestiges sont les restes de ce qui a été dans unlieu. Les traces font des marques de ce qui a passé.■On connoît les vestiges) on fuit les traces. On volt les
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vestiges d’un vieux chateau. On remarque les trac Ad’un cerf ou d’un íanglier.
Nous avons dé)à dit que le mot vestige n’a gucred’usage qu’au pluriel, au lieu que celui de trace s’ermploie également bien au singulier & au pluriel:ce der-nier enfin a bien meilleure grâce dans la poésie.
VESTIGE, f. m. Terme de Chirurgie. Espèce de frac-ture des os plats ,■ qui ne consiste que dans une simpleincision qui laissé la marque de lïnstrument quil’a faite.Vestigium, hedra. Ce dernier est un mot Grec ; Vej-,vel, ,Jèdes, siège, ou la fracture dont parle Hip-pocrate. L. de Capit. Vulner. XIV. 6. 7 . Col-de-Villars.
VESTINIENS. f. m. pi. Anciens peuples d’Italie. Ilshabi-toient le long de YAternus que l’on nomme aujourd’huiPefcara dans l’Abbruze.
VÉSUVE. Voye\ Somma. Nous disons pourtant en Fran-çois Pe/llve plutôt que Somma. Vejiivius , Vefuvus ,Vejvius.
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VET. f. m. Vieux mot. Terme des Forêts. Bois en dissens,autrement appelés défiais. Sylva vetita , prohibita.Galland, DeLauriére.
Ce mot vient de vetitum , de vetare veto.
Vet, étoit aussi autrefois la troisième personne du présentde l’indicatifdu verbe Aller : va , it.
Ce fut après la Pafque , que ver vet à déclin.
R. Daïe d'Avignon.
VÊTEMENT, s. m. Habillement, ce qu’on met sur soncorps pour se défendre des injures de l ait. Vestis, vesti-mentum j indumentum. Le pourpoint , le haut-de-chaullè, le manteau , sont des vêtemens d’homme.Les corps, les robes , les jupes , les cottes sont deSvêtemens de femmes. Je ne lerai.pas Icandaliséde voirun Philosophe sous les vêtemens des Rois , pourvùqu il n’en ait pas l’ambition. S. Évr. Pourquoi vousmetcez-vous en peine pour le vétementì Port-R.
U ne faut pas confondre vêtement , habillement &habit. Le mot de vetement exprime simplement ce quisert à couvrir le corps; & i! comprend tout ce qui esta cet usage, même la chaussure Sc la coefiure, Ltrienaude-là ; voilà pourquoi, dit M. l’Abbé Girard, l’ons en sert avec grâce , en diíant que tout le nécessaireconsiste dans la nourriture, le vêtement Sc le logement.Voyei les autres mors.
On observe dans le Dictionnaire de l’AcadémieFrançoise que le plus grand usage de ce mot est dansla poésie & dans le style soutenu. Observation faussé.Comme il n’est point synonyme des deux autres mots,il ne peut être remplacé par eux : ainsi on est obligé des’en íervir dans toutes les occasions où l’on veut expri-mer l’idée dont il est le signe.
VÉTER. Voyei Weter.
VÉTÉRAN, f. m. Terme de la milice Romaine. C’étoitun soldat qui avoit vieilli dans le lervice, qui avoirfait un certain nombre de campagnes , Sc qui pourcela jouissôit de plusieurs privilèges. Veteranus , eme-ritus. Vingt années de service sumsoient pour acquérirle privilège de vétéran. Il consistoit à être absous dnserment militaire , à être exempt de toutes les fonc-tions de soldat, &c. Tous les Romains étant obligésde servir, on appeloit Tirones ou Novicii, ceux q u |fa i foi t la première campagne ; Veteres j ceux q 11 *avoient iervi quelques années, & Veterani , ceuxqui»ayant iervi un certain nombre d’années , tantôt plus»tantôt moins, obtenoient leur congé & les recomp e ’ rfes dues à leur service. Dans les besoins pressans de ‘j 1Républiqt ,e , on faisoit reprendre les armes aux V e1 *rans, qu °n appeloit dans ce cas Evccati. Ils avoie sltleurs étendards & leurs commandaris particuliers. ,
Vétéran , so dit en France d’un Officier, qui a excercuvingt ans une Charge , Sc qui jouit des honneurs (privilèges qui lui iont attribués, quoiqu il s’en soitfait. Veteranus, emerirus. Un Conseiller vétéran a avoix & sa séance-aux Audiences, & non point aU