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VQ1SIER. Vieux v. n. Parler. Borel. Loquì.
Et vont par la sale en voifant. Gauvin.
Ce mot vient de voix. Borel»
VOISIN, ine. adj. Terme relatif. Qui est proche , quiest auprès, qui est logé, ou situé auprès d’un autre.Vicinus , propinquus t proximus. L’Êl'pagne est voi-sine de la France. Ma maison est voisine de la sienne. Ila acquis tous Jes héritages voisins pour agrandir fa Sei-gneurie.
Selon M. de Vaugelas, Voisin ne reçoit ni compa-ratif, ni superlatif : on ne s’en doit servir que dans lepositif: pour une plus grande perfection , j en useroisainsi ; je ne crois pourtant pas que ce soit une faute dedire, la ville la plus voisine: nos terres font fort voisi-nes. Mén. Corn. Remarquez que voisin est de ces ad-jectifs qui ne se doivent jamais mettre devant le sub-stantif : on ne dit point voisine rive, voisine campagne.
U faut dire rives voisines. Mén.
En ce sens, il est aulïi substantif. Ce Prince vit bienavec ses voisins. Vicini. Philippe avoir fart de diviserses voisins pour les subjuguer avec moins d’effort.Tour. Ce bourgeois est mon plus proche voisin. C’estun galant qui va voir fa voisine.
Voisin , signifie auíli celui qui est placé auprès d’un autreen quelque assemblée. Ce Conseiller a consulté sonvoisin , celui qui étoit auprès de lui, avant que de direson avis. Propè , juxtà , sedens , assidens.
.Voisin, se dit figurément en choses morales, & signifie ,"Proche. Propè. Il est voisin de fa ruine , de fa fin. Inruinam pronus. Ce discours est voisin du galimatias ; iest voisin de la folie. Les vertus sont fort voisines desvices , & il n y a pas loin de l’économie à l’avarice. S.Évr. Les Espagnols donnent le nom de voisin aux habi-tans dune ville. La Ciudad de Avila patria felice de laJanta Madre Teresa de Jeju , tìene nueuve plaças , dos-mil vesinas, muchos cavalleros , linages nobles , &c.Poblacion de Ejpana.
VOjsin , fe dit proverbialement en ces phrases : Qui a bonvoisin , a bon matin ; pour dire, qu’il est en repos, qu’in’est pas inquiété. C’est par rapport à cela qu’Hésiode adit, que quand on avoir un bon voisin, on ne perdoitpoint de vache, on ne perdoit rien. Bon Avocat, mau-vais voisin, pour dire, qu on est en danger d’êtr' 1 chi-cané , quand on a pour voisin un homme de Pratique.Grand chemin, grande rivière, grand Seigneur, sonttrois mauvais voisins, car ils emportent toujours quel-que chofc de l’héritage voisin. N’est pas voisin quine voisine, pour dire que lorsqu’on demeure procheles uns des autres, il faut s’entre-visiter & fe donnermutuellement à manger. On s’en sert aussi dans un sensgalant.
VOISINAGE, f. m. Terme collectif, qui signifie voisins.Vicinitas , vicini. C’est un homme qui hante son voi-sinage , qui volt, qui traite son voisinage -, c’est à-dire,ses voisins.
On le dit auíli des lieux & des héritages. Toutes lesterres du voisinage sont bonnes , sont en prés, en la-bour. Vicinia. Ce Gentilhomme est fort estimé dansle voisinage. Cette place tient en bride tout le voi-sinage.
Voisinage, signifieauíîì, Proximité. Proximitas. Le voi-sinage d’un ennemi puissant est à craindre. Le voisinagedes montagnes. Le voisinage de la frontière diminuebeaucoup la valeur des terres.
VOISINANCE. si f. Vieux mot. Voisinage. Boree. Vici-nia. Un Ms. des Mémoires de Paris, dit :
Qui diffament leur voisinante.
VOISINE, f. b Vieux mot. Voix injurieuse. Borel. Voxinjuriosa t contumelias , dictum contumeliosum.
Quand vit que pour beau supplier tfie 1e poroit amolier »
VOI
Si desploia maie voisine :
Faux, difl-elle, de pute orine,
Faux desloiax & faux mauvés ,
Tu me lais donques, & t’en vais.
Ovide, MEdeBoree.
VOISINE. Terme populaire, qui signifie les voisins.Vicini. C’est un homme qui ne veut pas voir le voisiné,qui méprise son voisiné. C’est un mot provincial, quin’est pas supportable. Vaug. Rem.
VOISINER, v. n. Hanter ses voisins ; les visiter fami-lièrement. U est populaire. Adire vicinos. Les hoberauxde campagne subsistent en allant voisiner chez les uns ,& chez les autres. L’Auteur du Mercure Galant a faitvoisiner , actif dans un endroit où i! dit, Ce sont deuxDemoiselles , à deux lieues de chez nous, que nousvoisinons rarement : mais il ne doit point être imitéen cela.
On dit proverbialement, il n’est voisin qui ne voisine ;pour dire, que ce n’est pas être bon voisin , que de nepas voir ses voisins.
VOITURE, s. f. Ce mot fe dit en général de tour cequi sert à porteries choses ou les personnes qu on veutfaire palier d’un lieu à un autre. Vehiculum , vectabu-lum j carrus , currus & geftatorìus , vectorius. Il y ades voitures publiques & des voitures particulières. Ily a des voitures par eau & des voitures par terre. Lecarrosse, la chaise de poste , la litière, le bateau sontdes voitures fort commodes. La voiture des Rouíiers.
Voiture , fe dit auíli des personnes & des choses quisont transportées. On dit une pleine voiture , lorsquetoutes les places d’un carrosie sont remplies ; demi-voiture , quand il n’y en a que la moitié. Un Rouiierqui n’a pas toute la charge qu’il peut porter , ditqu’il n’a que demi - voiture , un tiers, un quart devoiture.
On dit en ce sens, une voiture de vin, de sucre, &c„pour dire, une charrette chargée de ces sortes de mar-chandises. Vehes.
Une voiture de sel, en terme de Gabelles, c’est unecertaine quantité de sel qui arrive sur des bateaux oufur des charrettes pour remplir les Greniers à sel.
Ce mot signifie encore le port, le transport des mar-chandises ou des personnes. Vectio , vectura , vectatio ,vehiculatio: & le droit ou prix que chaque personnedoit payer pour être transportée en quelque endroit,& celui qui est dû pour le transport des marchandi-ses. II en coûte tant de voiture pour aller à Orléans. Lavoiture des marchandises le fait par mulets, par char-roi, par bateau, vcc. chaque voiture coure tanr.
Lettre de voiture. On appelle ainsi un écrit qu’ondonne à un voiturier, contenant la quantité & la qua-lité des marchandises qu’on lui confie, pour fe fairepayer de son salaire par celui à qui elles sont adressées ,qui de son côté connoît par-là si elles sont bien condi-tionnées , & si rien n’y manque.
Sur mer,on appellecharte-partie, connoiíïèment oumanifeste, le registre qui contient les choses dont unvaistèau est chargé.
Les Cochers des carrosiès publics ont auíîì leurfeuille ou lettre de voiture, qu’ils sont obligés de mon-trerjaux Commis ambulans , pour faire voir qu’ils n’ontpris personne en chemin.
On dit proverbialement, Adieu \a voiture, quand onse moque d’une chose qui tombe, qui fe renverse.VOITURER. v. a. Transporter par des voitures une cho-se d’un lieu à un autre. Tranfiehere , Jiibvehere , sub-vectare. On a voituré quantité d’argenten Italie,quan-tité de munitions. On voiture un corps en quelque en-droit proche de l’Eglise. Pat. On le dit particulière-ment des denrées, des marchandises.
Voiturer , se dit auíli pour signifier, Mener quelqu’undans son carroílê. Voulez-vous me voiturer j usques-là?Il est du style familier. Acad. Fr.
Voituré, ée. part. Transvectus , vectus.
VOITURIER* f* m. Celui qui voiture, qui traníp°^ tedes personnes, des hardes. Vector. On distingue les
Voituriers, en Voituriers par eau , qui font les Bate-
r ^ liersi