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Tome huitieme. [THA - Z.]
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'/OLHYNIE. Nom d’une province de la Ruíîîe Rouge,en Pologne. Volfiynia. Elle est bornée au midi par laPodolie-, au couchant par la Ruíîîe Rouge particulière - ,au nord par la Lithuanie & par la Moscovie, laquellela confine auíîî au levant, de même que la petiteTartarie. Ce pays est d’une vaste étendue, ayant en-viron deux cents vingt lieues du couchant au levant,& quarante du nord au sud, vers les confins de laRuíîîe, qui s’augmente jusqu’à soixante vers la Tar-tarie. Il consiste en des plaines, qui étant arrosées parle Boristhène, le Srer , l’Horin , le Ciecieref, le Sula,& par un grand nombre d’autres rivières, pourroientêtre fort fertiles ; mais elles font mal peuplées & malcultivées, à cause des fréquentes courses qu’y font lesTartares. Cette province est divisée en deux parties ,qui se distinguent par les noms de Haute & de BalleVbíhynie. Maty.

La Haute Volhynie, qu’onnomme autrement la Vol-hynie propre ou citérieure , ou le Palatinat de Lusuc.Vulhynia superior , citerior , propria , PalatiiiatusVolhyniœ j Palatinatus Luccorienfis , Lucensis , Luju-cenjîs. C’est la partie occidentale de la Volhynie. Elleest divisée en trois grandes Châtellenies, qui prennentleurs noms de ces trois'villes qui font leurs capitales,Wlodzimiers, Krimieniec & Lusuc qui est auíîî capi-tale du Palatinat. Maty.

La Basse Volhynie, ou le Palatinat de Kiovie. Volhy-nìa inferior, ou ulterior, Palatinatus Kiovienjis. C’estun pays de la Ruíîîe Polonoise que quelques Géo-graphes ne reconnoistènt que íous le nom de Palatinatde Kiovie ; mais les autres le regardent comme la par-tie orientale de la Volhynie. Ce pays qui, avec laBalle Podolie, compose le pays des Coiaques ou l’U-kraine , est partagé par le Boristhène. Les Moscovitespostèdent tout ce qui est à l’orient du fleuve, & aucouchant les villes de Kiovie, de Staisld, de Rislcow,de Tyrpol, de Trecthymerow & de Kaniow. Le resteest aux Cosaques fidelles ou Polonois, & soumis à laPologne. MATY.

VOLIANUS, ou VOLIEN. f. m. Terme de Mythologie.Dieu des Gaulois, qui est, à mon avis, le même queBelenus, dont il est parlé dans une inscription qui està Nantes, lelon Aletin le Martin , des Antiquités deBretagne. Il y a eu quatre Belenus qu’on a adorés : lepremier est Osiris ; le second , selon là Peyre , est lepere d Agenor, Roi de Phénicie; le troisième le perede Didon ; & le quatrième est Gaulois. Borel. LesRomains, à cause de la ressemblance du nom, leprirent pour Vulcain. Ce mot, en langue Celtique,signifie, dit-on, une fournaise ardente.

VOLICE. s. f. & adj. C’est le nom que l’on donne à lalatte à ardoile, qui est deux fois plus large que la car-rée. La latte volice a la même longueur & épaisseurque la carrée. La botte de volice n’est que de vingt-cinq.

VOLIÈRE, f. f. Lieu où l’on enferme plusieurs oiseauxpar curiosité, & pour avoir le plaisir de les entendrechanter. C’est une eípèce de grande cage formée deplanches & d’un treillage de fil de fer. Aviarium. Il aune volière de serins de Canarie, une grande volièrede toutes fortes d’oiseaux.

Volière , synonyme de volet, est auíîî un petit colom-bier où l’on nourrit des pigeons domestiques , qui nevont point à la campagne avec les autres. Columbario-lurn. Les pigeonneaux de volière font plus estimés queles fuyards.

VOLIGE & VOLILLE. f. f. Petite planche de bois delapin ou de peuplier, très-légère & peu épaifle. Lebois de sapin ou de peuplier se débite pour l’ordinaireen volilles ou petites planches depuis trois jusqu’à cinqlignes d epaiflèur st,r dix pouces de large & six piedsde long, pour foncer des cabinets & faire des bières.Dicl. de Commerce aux mots Peuplier Ù Volilles. Ondit auíîî Volige. Ce n est que de la volige. Ces planches•ont été apparemment nommées ainsi, à cauíe de leurlégéreté.

VOLLENHOVEN. Nom d’une petite ville des Provinces-Unies. Vollenhdyia. Elle est dans lOveriíïèl, fur la

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Zuidêrzée, à trois lieues de l’embouchute de l’IísoLvers le nord. Maty.

VOLLO. Nom d’une ancienne ville de la Thessalie, enGrèce. Vollum , anciennement P agas ct, Pagasa. Elleest située fur le golfe de l’Àrmiro, où elle a un grand& beau port, à trois lieues de Démétriade , vers lecouchant. Vollo étoit autrefois un grand magasin desT ures. Moroíîni, Général des V éniriens, la prit d’aíïâut,& la ruina l’an 1655 , mais elle s est en quelque forterétablie. Maty.

VOLMANO, ou VOMANO. Voye\ Umano.

VOLON. f. m. Terme d Antiquité. Vclo, onis. C’est lenom que les Romains donnerent à des Elclaves quis’oftrirent à servir dans la seconde guerre Punique,parce qu’on ne trouvoit pas des Citoyens iufíìíamment.On leur donna ce nom, parce qu’ils s’oflrirent volon-tairement. Festus dit que cela arriva après la bataillede Cannes. Macrobe , Sat. L. I. C. 11. le met avantce qui arriva à la journée de Cannes. Marc Aurèlecomposa des troupes ou des légions d’esclaves qu’ilappela Volontaires, comme rapporte Capitolin dans lavie de cet Empereur, C. 21. Voluntarii. De sembla-bles milices dans la seconde guerre Punique avoientété nommées Volones. Avant Marc Aurèle ; Augusteavoir donné le nom de Volontaires à des milices d’Af-franchis qu’il avoir levées, à ce que dit Macrobe, Sat.L. I. C. XI.

VOLONTAIRE, adj. de t. g. Ce terme s’applique à cequi est produit par une délibération de la volonté.Voluntarius. Action volontaire. Mouvement volon-taire. Il y a des mouvemens naturels en nous qui nefont pas volontaires, comme celui du cœur, du pouls,&c. Les Martyrs ont souffert une mort volontaire. Dansun temps où je n’avois que des occupations volon-taires , où j’étois maître de mon loisir. Flècliier.

' Contribution volontaire. Décret volontaire , fait à i’a-miable.

Volontaire, f. m. Se dit en Morale de faction de la vo-lonté , de fa faculté d’agir. Voluntas , facultas agen-di , voluntarium , spontaneum. La concupiscence dimi-nue le volontaire.

On appelle actions volontaires ou humaines en gé-néral , toutes celles qui dépendent de la volonté ; &libres , celles qui sont du ressort de la liberté, & quel’arne peut suspendre, ou tourner comme il lui plaît.Ce qui est opposé au volontaire , c’est Finvolontaire ;& l’opposé du libre c’est le nécessaire, ou qui se faitpar force ou par contrainte. Toutes les actions hu-maines sont volontaires , en ce qu’il n’y en a point quine viennent de nous-mêmes, & dont nous ne soyonsles auteurs. Mais si quelque violence, produite par uneforce étrangère à laquelle nous ne saurions résister,nous empêche d’agir, ou nous fait agir malgré nous,& fans que le consentement de notre volonté y inter-vienne ; comme si quelqu’un plus fort que nous, noussaisit le bras pour en blesser un autre ; faction qui enrésulte étant involontaire, n’est point, à proprementparler, notre fait ou notre action , c’est celle de f agentqui nous fait violence.

Il n en est pas de même des actions qui ne son t for*cées ou contraintes, qu’en ce qu’on y est déterminépar la crainte prochaine d’un grand mal dont on sevoit menacé ; comme si un Prince injuste & cruel obli-geoit un Juge à condamner un innocent, en le mena-çant de le faire mourir lui-même, s’i! ne lui obéiísoicpas. De telles actions , quoique forcées en un sens,puisqu’on ne s’y porte qu’avec répugnance , & qu’onn’y consentirent jamais fans une nécessité si pressante",de telles actions, dis-je , ne laiílênt pas d’être misesau rang des actions volontaires , parce qu’après tout,elles sont produites par une délibération de la volonté,qui choisit entre deux maux inévitables, & qui se ré-sout à préférer celui qu’elle trouve moindre à celuiqui lui paroît le plus grand.

Vous faites saumoné à un pauvre, qui vous exp °f eses besoins & fa misère : certe action est volontai re& libre tout ensemble. Seul & désarmé, vous iony> czentre les mains des voleurs, qui vous menacent d une

mort prochaine, à moins que vous ne leur donniez

^ tout