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Tome premier.
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suppose Yitruve, pour établir les rapports entre les parties d’une ordon-nance d’architecture, mais une méthode. N’oublions pas d’ailleurs queles Grecs rapportaient tout à l’homme, et que nul peuple ne l’étudiamieux au point de vue psychologique et matériel. Pour arriver à établirdes lois sur les proportions architectoniques, comme le firent les Grecs,il fallait bien trouver un appui, un point de départ, car les proportions nesont que des rapports arbitraires au premier abord, un besoin instinctifque l’on ne peut définir d’une manière rigoureuse. Or les Grecs, bienque poètes, n’étaient pas gens à se contenter d’idées vagues; il leurfallait appliquer une forme ou un principe à toute chose, même dansl’ordre immatériel. Leur mythologie en est la preuve la plus évidente.

S’il nous restait un traité d’architecture d’Ictinus , peut-être aurions-nous l’explication nette de cette analogie du corps humain avec l’ordon-nance architectonique eu général et les ordres en particulier. A sondéfaut, nous essayerons de raisonner comme il aurait pu le faire. L’hommeest de tous les êtres organisés le plus complet, et cette perfection relativeest si apparente, si réelle, qu’il est devenu le maître de tous ces êtresorganisés. Il est le mythe de la structure ; donc, si l’on veut construire,il faut le prendre comme modèle, non quant à la forme à donner auxchoses à construire, mais quant à la méthode applicable à ces construc-tions. .L’homme est beau par excellence entre les êtres organisés, parceque sa structure est en accord intime avec ses besoins, ses fonctions etson moteur intellectuel. Donc, si l’on veut que le monument soit beau,il faut que sa structure suive rigoureusement ce même principe. Parmiles êtres organisés, beaucoup possèdent certains organes plus parfaitsque ceux de l’homme, beaucoup sont plus agiles ou plus forts, aucun neprésente un ensemble aussi complet de facultés physiques en rapportproportionné avec scs besoins matériels et intellectuels. Donc il fauttrouver cet accord, cette analogie entre le besoin et la forme extérieure,pour élever un monument parfait. En prenant les choses ainsi, certaine-ment la structure du corps humain a pu être considérée par les Grecscomme une méthode bonne à suivre lorsque l’architecture s’est déve-loppée et qu’il a fallu lui trouver une forme belle expliquant la structureet concordant avec elle. Mais, je l’ai dit déjèi, le Grec est, avant tout,observateur et amateur de la forme ; ce qu’il voit dans le corps humain,ce n’est pas ce que nous y trouvons, nous anatomistes, nous qui réduisonstout à l’analyse ; il observe seulement (et cela avec une incomparableintelligence) que les os sont mus par des faisceaux de muscles qui lesrecouvrent, lesquels sont enveloppés dans un tissu élastique; il n’a étudiél’ostéologie qu’à travers le jeu des muscles et l'enveloppe cutanée ; il ne

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