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Tome premier.
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Tels sont, par exemple, les amphithéâtres, les cirques* les théâtres.Voyez le Colisée de Rome, l’amphithéâtre de Vérone , les arènes deNîmes et d’Arles . Comme disposition générale, comme plan, commeaspect extérieur, ces monuments sont identiques. Pour les élever, lesmêmes procédés de construction sont employés. Les Romains prirentaux Etrusques les amphithéâtres ou du moins les spectacles, les Grecs neles adoptèrent qu’après que les Romains eurent réuni la Grèce àl’empire. Du temps des Gracques, à Rome , on se contentait d’éleverpour les jeux du cirque des gradins en bois, des échafauds, le peuple seplaçait où il pouvait. Mais sous les empereurs, on voulut rendre cesédifices stables, et surtout réunir dans leur enceinte un concoursimmense de spectateurs, en ménageant pour chacun une place com-mode, de laquelle on pût voir ce qui se passait dans l’arène.

La destination des amphithéâtres est assez connue pour qu’il ne soitpas nécessaire de la l'appeler ici; ils étaient élevés pour permettre à unnombre considérable de spectateurs de voir des combats de gladiateurset d’animaux, et même des combats navals. « Les Etrusques , dit« Quatrcmèrc de Ouincy dans son Dictionnaire historirjve d'architec-« tare, adonnés à toutes les superstitions religieuses, paraissent y avoira toujours porté un esprit sombre , une humeur dure et féroee et« des préjugés farouches. La foudre, les éclairs, les fléaux ordinaires« de la nature, tout leur faisait voir des dieux irrités dont la colère ne« pouvait s’apaiser que par du sang. C’est dans ces idées superstitieuses« que semblent avoir pris naissance chez eux ces combats sanguinaires« qui ne furent point en Ëtrurie, comme depuis à Rome , de simples« amusements d’une population oisive et cruelle. La religion en Etrurie « présidait à ces jeux, la religion y éleva des amphithéâtres. »

Ces amphithéâtres primitifs des populations italiotes n’étaient quedes excavations faites dans la terre, entourées de talus sur lesquelsvenaient s’asseoir les spectateurs. Tel est l’amphithéâtre dont on voitles restes à Rœstum, ou bien des échafaudages établis au moment desjeux. Ce programme si simple fournit aux Romains l’occasion d’éleverdes édifices immenses en maçonnerie. Car il faut remarquer ici enpassant que si les Romains dans leur puissance remplacèrent les ouvragesde simples terrassements ou les graduations de bois par des construc-tions de maçonnerie, la forme primitive donnée par ces terrassementsfut rigoureusement suivie. Les théâtres des Grecs sont ordinairementdisposés sur les lianes d’une ouïe de colline; les Grecs, choisissant uneplace favorable, creusaient dans le roc les précinctions et gradins duthéâtre, les surmontaient par des ouvrages en bois et bâtissaient la