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moins par dos dessins ol des gravures, et surtout par le remarquabletravail (pie M. Duc, fini de nos confrères, fit à Rome sur ce monumentimmense. Il serait inutile ici d’entamer une longue description qui nevaudrait pas les plans les plus imparfaits ; je if insisterai donc que surcertaines dispositions générales qui pourront faire connaître la manièrede procéder des Romains, lorsqu'ils avaient à remplir un programmebien arreté. Ce qui frappe tout d’abord, quand on jette les yeux sur leplan des amphithéâtres romains, c’est, cette forme elliptique donnée àl’arène et par suite aux précinctions de gradins qui l’entourent. 11 estcertain qu’une raison majeure avait imposé cette disposition, car il eûtété beaucoup plus simple de tracer un plan circulaire qu’un planelliptique, l’exécution de ce plan eût été plus facile. Faire tendre lesmurs de refend qui divisent les escaliers et portent les précinctions versles foyers d’une ellipse, c’était une difficulté que des praticiens devaientéviter à moins d’une nécessité absolue.
Dans les théâtres romains, les gradins sont disposés en demi-cercledevant la scène.
11 semblait donc que pour élever un amphithéâtre, il suffisait de réunirdeux gradinations de théâtre, c’est-à-dire de former un cercle parfait:ainsi les deux orchestres auraient composé l’arène centrale. Mais obser-vons que, dans le théâtre grec ou romain, la scène n’est, pas un point :c’est une longue étendue vers laquelle se dirigent les yeux des specta-teurs. Les acteurs étaient forcément répartis sur la longueur de cettescène, beaucoup plus longue que profonde. Dans l’arène des amphi-théâtres, il n’en était pas de même. Si cette arène eût été circulaire,cette forme eût toujours ramené le spectacle au centre, et. comme danscet espace on faisait figurer un nombre considérable d’hommes et d’ani-maux, il était nécessaire, pour éviter la confusion, d’ollrir aux acteursde ces drames sanglants un espace oblong qui, par sa forme même,obligeait ces acteurs (qui d’ailleurs ne pouvaient diriger le spectacle àleur gré, puisqu’il n’était souvent qu’une effroyable mêlée, dans laquelledes animaux sauvages jouaient le principal rôle) à se diviser et às’étendre.
La foule des spectateurs pouvait ainsi porter ses regards sur une ligneassez étendue au lieu de les concentrer sur un seul point. Les luttesdevaient couvrir un champ plus vaste, se développer d’une manière pluslavorable. Si l’on faisait combattre deux troupes d’hommes, l’arèneohlongue se prêtait mieux que l’arène circulaire aux dispositions de cespetites batailles; d’ailleurs les amphithéâtres et les théâtres n’étaientpas seulement réservés aux jeux publics et aux représentations scéniques: