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Tome premier.
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nifestc que par des impatiences et des boutades sans but comme sansrésultat.

Mors (pie les connaissances archéologiques étaient moins étendues,les méthodes étaient simples, car l’enseignement devait être naturelle-ment circonscrit dans les limites de ces connaissances. Ainsi, parexemple, il est bon d’observer comme les textes et les restes des monu-ments de l’antiquité ont été interprétés par les trois siècles qui qous ontprécédés. Les traducteurs et commentateurs de Yitruve, au xvf siècle,ne se gênent pas pour donner en France aux restaurations des édificesdécrits par cet auteur l’aspect des monuments dp leur époque. L’écoleitalienne, passablement pédante alors, veut être plus antique que lesanciens, et donne à ses restaurations une apparence monumentalesuivant certaines règles admises par elle qui, heureusement, n’ontjamais été suivies dans l'antiquité, libre comme toutes les bonnes époquesde l’art. Sous Louis Al V, nous voyons Perrault traduire Yitruve et com-poser des monuments antiques dont la structure est impossible et dontla forme rappelle trop bien l’architecture bâtarde de son temps. Depuislors, l’aversion pour les arts du moyen âge était telle qu’elle faisaitrepousser certains principes de l’architecture antique par cela seul quele moyen âge avait su les appliquer et en profiter. Quoi qu'en puissentdire les hommes distingués qui ont écrit sur l’art de l’architecturependant le dernier siècle et même au commencement de celui-ci, nousne pouvons prendre au sérieux ces naïvetés non plus que ces exclusionsirréfléchies. Nous irons chercher dans les traducteurs français deYitruve du xvr siècle des monuments de la renaissance ; dans Perrault ,de l’architecture du siècle de Louis AI Y; dans les commentateursitaliens, de l’architecture de Yignole ou de Palladio, mais non desmonuments antiques. Ces hommes et leur temps avaient le bonheurd’être artistes et non archéologues, bien qu’ils aient ouvert la voie auxconnaissances archéologiques. Leur position était meilleure que lanôtre, j’en conviens ; mais, encore une fois, nous n’avons pas choisinotre époque, nous y sommes nés, il la faut prendre telle quelle etvivre de sa vie.

Je voudrais qu’avant tout on apprît à raisonner aux jeunes gens quiembrassent la carrière de l’architecture, qu’on habituât leur esprit àl’analyse, à l’examen. C’est le contraire qui a lieu : la plupart des jeunesgens dont on veut faire des architectes ont abandonné les études clas-siques avant de les avoir achevées, car on croit, non sans quelqueraison, que l’étude de l’architecture est longue et qu’on ne saurait lacommencer trop tôt. Niais ces jeunes intelligences sont hors d’état de