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trouvons quelques restes clans la description que Vitrin e nous l'ait de sabasilique, mais qui disparaissent entièrement sous les empereurs.C’était bien l’architecture qui convenait à la société de la lin de laRépublique , société pleine de contrastes, très-civilisée, très-élégante,sans être encore tombée dans l’état d’asservissement moral où nous lavoyons se plonger un siècle plus tard. A défaut de monuments d’archi-tecture existants, quelles ressources nos architectes ne pourraient-ilspas trouver aujourd’hui dans l’étude attentive de cette société romaine,avec laquelle nous avons tant de points de ressemblance, et qui, faut-ill’avouer? nous est si supérieure au point de vue intellectuel. A l’aidedes faibles débris que nous possédons et la connaissance exacte deshommes et des choses des derniers temps de la République , en s’ap-puyant sur l’étude des mœurs et de l’histoire de notre pays, en observantnotre caractère national, il serait possible de faire sortir nos arts decette triste ornière où nous les voyons s’embourber chaque jour. Mais,pour arriver à un pareil résultat, il faudrait avoir le courage de recon-naître que l’enseignement actuel est insuffisant, que les savants anti-quaires qui écrivent ou parlent sur l’architecture ne sont pas architectes,et que les architectes qui professent cet art ne sont pas suflisammentversés dans la connaissance de l’histoire et des mœurs de l’antiquité oudu moyen âge. Vous aurions peut-être un art à nous si nous nousconnaissions, si nous savions ce que nous sommes et ce que nouspouvons demander à notre temps.
Le profit que l’on peut tirer de l’étude de l’antiquité (et certes il estgrand), c’est d’élever l’esprit de la jeunesse; alors il faut que cetteétude ne s’arrête pas platement à la forme, ainsi que cela est pratiquédepuis deux cents ans pour ce qui touche à l’architecture, mais vise plushaut. 11 faut fouiller dans cette société grecque et romaine, romainesurtout, si grande, si solidement établie, malgré ses abus et ses écarts;il faut non-seulement entrer dans la maison romaine, mais encoreconnaître celui qui l’habite, apprécier ses goûts, vivre de sa vie, pourcomprendre l’harmonie parfaite qui existe entre l’homme et son habita-tion. Aujourd’hui que chacun et chaque chose sont hors de leur place,que tous les membres de la société prennent à tâche de sortir de leurspiière, de mettre en contradiction leur existence apparente et leurexistence réelle, le rôle de l’architecte devient de plus en plus difficile,car il ne lui appartient pas de se faire moraliste, encore moins de devenirl’agent d’une sorte de police somptuaire. Cependant l’élévation d’espritd’un architecte, sa connaissance exacte des sociétés civilisées, les bonsexemples et les bonnes raisons qu’il peut fournir, ont plus d’influence