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Tome premier.
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CINQUIÈME ENTRETIEN. |G,°,

passait dans l'habitation d’un citoyen romain. L’architecture s’étaitexactement soumise à ce programme. On ne saurait s’étonner que leshommes qui, à Rome , par leur naissance, ou leur fortune, ou leurposition, participaient à toutes les brigues dis partis qui se disputaientle pouvoir, sentissent le besoin de jouir du calme de la vie des champs.Aussi l’amour des Romains pour la campagne était-il général sous laRépublique et ne fit-il que croître dans les premiers temps de l'Empire.A Rome , un citoyen notable était connu de tout le monde, obligé des’emprisonner chez lui s’il voulait jouir d'un peu de repos, dehorsassailli par ses amis, ses clients, scs partisans ou ses rivaux , et ne pou-vant vivre indifférent au milieu de ce mouvement perpétuel des partis.Les hommes qui, comme Cicéron , par exemple, avaient autant l’amourde l’étude que d’ambition (deux sentiments qui bien qu’opposés serencontrent souvent chez un môme personnage) éprouvaient de tempsà autre le besoin de donner du calme à leur esprit en s’éloignant deRome , et c’est surtout dans ces maisons de campagne, dans ces villœqu’on voit percer le véritable, caractère de l’architecture privée duRomain, .le ne sais pas, en vérité, comment on est parvenu à attacher,depuis le xvP siècle, ces idées de symétrie à l’architecture antiqueappliquée aux habitations, car je n’en trouve la (race ni dans les monu-ments, ni dans les textes. A Pompéii, il n’est, pas une seule maison dontle plan ou les élévations soient soumis aux règles de la symétrie.Cicéron et Pline, dans leurs lettres, parlent beaucoup de l’orientation,de la disposition particulière à chaque pièce composant leurs habitationsde campagne ; mais de la symétrie, ils n’en disent pas un mot. Par lefait, ces habitations étaient une juxtaposition de salles, de portiques, dechambres, de galeries, etc., placées en raison du jour, du vent, dusoleil, de l’ombre et de la vue, toutes conditions qui excluent la symétrie.La description détaillée que Pline donne de sa maison de campagne, leLaurentin, à son ami Câlins est, sous ce rapport, un des monuments lesplus curieux qui existent. Pans tout le cours de cette lettre, on voitpercer l’esprit toujours pratique du Romain; de la décoration, desmosaïques, des marbres ou des peintures, il n’en parle pas; mais ilinsiste à chaque ligne sur la vue, sur les ouvertures des pièces en raisonde l’orientation, sur les dispositions particulières à chacune d’elles, surla fraîcheur des unes, la douce température des autres, sur les aspectsvariés de la campagne et de la mer, sur le calme profond des lieuxréservés a l’étude et à la méditation, sur la propreté, le bien-être de sesesclaves, sur les eaux, les jardins. Il ne parle ni d’ordres, ni de lambris,ni de corniches. Dans cette charmante lettre, on ne voit percer nulle