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Tome premier.
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NEUVIEME ENTRETIEN.

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les questions d’intérêt général et de principes, plutôt que de maintenircet établissement, fermons-le et laissons aux intérêts privés le soin deformer les architectes nécessaires à un grand pays ; cela aurait au moinsl’avantage de ne pas entretenir des illusions dans le public, de donner àl’enseignement une liberté complète, de ne pas offrir un appui officielaux médiocrités patientes et de laisser à chacun son initiative et sa res-ponsabilité dans le choix des études.

Ceci dit sous forme de préambule, et pour faire comprendre la véri-table situation faite à l’architecte au milieu du xix" siècle, nous aurons àexaminer la nature et l’étendue des connaissances que l’architecte doitposséder aujourd’hui. Ces connaissances sont de deux sortes, les unesthéoriques et les autres purement pratiques. Les connaissances théori-ques, très-bornées il y a moins d’un siècle, se sont singulièrement éten-dues par suite des travaux archéologiques et des découvertes qui en sontla conséquence. Si ces découvertes n’étaient bonnes qu’à satisfaire lacuriosité, nous n’en parlerions pas ici; mais faites au point de vueanalytique qui appartient à notre époque, elles doivent avoir, et ellesont, en effet, une influence considérable sur les arts, et notamment surl’architecture. Ainsi personne ne conteste que des connaissances éten-dues en géométrie sont la base de tout travail chez l’architecte, orl’étude de l’archéologie vient nous démontrer l’application qui a étéfaite de la géométrie à des styles d’architecture très-différents en appa-rence ; cette étude nous fait voir en quoi ces styles se rapprochent,comment ils partent des mêmes principes, ou comment, pour parlerpjus vrai, les architectures des peuples qui appartiennent à la grandehistoire du monde ne sont que les conséquences variées d’un principedominant. Nous reviendrons tout à l’heure à cette démonstration. L’ar-chitecte doit non-seulement posséder une connaissance développée de lagéométrie descriptive, mais encore être assez familier avec la perspec-tive pour pouvoir tracer un projet ou des parties d’un projet sous tousses aspects. La perspective doit être pour lui une science pratique à cepoint, qu’en établissant ses projections géométrales il voie par la penséel’effet que produiront les saillies, les hauteurs à des plans différents, lesdispositions du terrain, la déclivité des combles, les épaisseurs desmurs, etc. Le plan horizontal dressé, les architectes des temps passésfaisaient de suite, sur cette base, des élévations perspectives, et en celails procédaient sagement, ils s’épargnaient des déceptions. Si la prati-que de la perspective est utile, celle des ombres ne l’est pas moins ; nonpas de ces ombres conventionnelles admises par l’usage, mais des om-bres données.par le vrai soleil sur le monument construit à la place qu’il