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Tome premier.
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432 emetiens sue l’arcuitectiiu:.

son imagination les plus éloignés de l’ordre naturel, il se soumet à uneharmonie si exacte, si bien calculée, que ces produits prennent ainsil’apparence de la réalité. Les connaissances mathématiques étaient fortcultivées par les Grecs des bas temps, qui n’avaient fait en cela quepoursuivre les découvertes déjà très-étendues de leurs prédécesseurs.Les nouveaux maîtres de l’Orient excluant toute imitation de la natureorganique dans l’art qu’ils voulurent bien laisser pratiquer par les nesto-riens, ceux-ci, destinés, comme leurs prédécesseurs encore, à travaillersous des dominateurs barbares, se jetèrent résolument dans la seule voiequi leur était ouverte; la géométrie devint le principe de toute forme,de tout ornement même. L’architecture se vit dépouillée de sa plus richeparure antique; plus de figures, plus de statuaire, plus d’inspirationsde la flore. L’équerre et le compas devinrent les maîtres, et cependant,avec ces ressources en apparence si pauvres, cette donnée si sèche, lesartistes que nous appelons arabes surent encore faire des merveilles.Mais on conçoit qu’alors l’étude des proportions devint un des moyensles plus efficaces pour donner aux constructions un aspect agréable. Eneffet, dans cette architecture des califes, la proportion est tout, parce querien ne dissimule ses défauts ; l’ornementation lui vient en aide pour enfaire ressortir l’harmonie, mais elle ne compte que dans la masse, ellen’attire l’attention que comme une broderie sur une étoffe, elle charmesans occuper. C’est une singulière destinée que celle de cet art grec, sivivant, si splendide, mais presque toujours asservi et trouvant sans cessedes ressources pour satisfaire les goûts les plus disparates ; ces merveil-leux ouvriers de perfectionnement intellectuel semblent ne reculer devantaucun problème ; toujours cherchant, toujours ils trouvent ; toujoursasservis, toujours leur intelligence domine leurs maîtres et contribue àles faire passer à la postérité. Ils avaient été les précepteurs desRomains, ils devinrent les précepteurs des hordes barbares de l’Arabie,et ce dernier effort de leur génie eut encore une influence qui se perpétuajusqu’au xv° siècle et qui se fit sentir aux limites de l’Occident .

Jusqu'à ce moment, nous n’avons parlé que de la proportion consi-dérée d’une manière absolue, indépendamment du système de con-struction et de la destination des édifices; nous n’avons fait que montrerle côté général de ces principes d’harmonie appliqués aux apparencesde l’architecture, et nous avons même choisi à dessein des monumentstrès-divers, appartenant à des temps séparés par de longs intervalles ouà des civilisations différentes. On a pu reconnaître ainsi qu’il est deslois dans cet art qui dépendent du génie humain, quel que soit le milieudans lequel il se développe. Mais il en est d’autres qui sont évidemment la