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Tome premier.
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koh K.vnuiiiK.Ns sLiv l’aucuiiectlhe.

Rome , c’est une singulière façon de comprendre les proportions, car ilest clair que les proportions ne sont autre chose que des rapports entreles parties et le tout, que ces rapports ne peuvent être imposés par lesparties au tout, mais par le tout aux parties. Dans l’architecture grecque,ou plutôt dans les temples grecs, la partie (c’est-à-dire l 'ordre) était letout, les proportions de Yordre devaient commander les proportions del’édilice; mais dès que Y ordre n’était plus qu’une des parties de l’ensem-ble, il perdait la qualité d 'ordre, pour prendre celle d’un membre sou-mis : il abandonnait, par exemple, l’entablement et se réduisait à lacolonne, au point d’appui. Cette colonne elle-même perdait sa proportionpropre pour adopter une proportion relative à la place ou à la fonctionqu’elle occupait, ou à la nature de la matière dans laquelle on la taillait;son chapiteau et sa base subissaient les mêmes variations, soit commehauteur, largeur et puissance, en raison de l’ordonnance générale àlaquelle ces membres prêtaient leur concours ; cela était rigoureusementlogique. Mais on peut, dans les arts, raisonner juste et cependant ne pro-duire que des œuvres déplaisantes, si, comme corollaire d’un raisonne-ment rigoureux, on ne fait pas intervenir le choix de la forme. L’archi-tecture française du xv° siècle n’est que la conséquence poussée auxextrêmes limites d’un principe vrai, et cette architecture est rebutantepar la forme que l’application absolue de son principe lui fait adopter.Elle passe à l’état de démonstration, d’épure géométrique; c’est unproblème posé et résolu, ce n’est pas une conception d’art.

Dès que Y ordre ne constituait plus le tout, l’ordonnance entière del’édifice, il n’était plus, parce qu’il n’avait plus de raison d’être. L’ordre11 e se retrouve plus dans les dérivés de l’architecture romaine reconsti-tués par les Grecs sur de nouveaux principes. 11 n’y a pas apparencede Y ordre dans l’architecture attribuée aux Arabes , non plus que dansl’architecture occidentale du moyen âge, et il faut considérer ces artsd’un tout autre point de vue, bien que certaines lois générales de propor-tions soient communes à l’architecture antique et aux arts du moyenâge, ainsi que nous l’avons démontré plus haut. La géométrie devenaitla maîtresse souveraine de ces derniers arts, et ce n’était pas sans raisonsque les artistes de nos édifices d'Occident , du xip au xv e siècle, confon-daient sous une même personnification l’art de l’architecture et la géo-métrie. Cependant, en faisant intervenir la géométrie dans toute con-ception architectonique, pour les ensembles comme pour les détails, lesgrands artistes d’Orient, restes de l’école d’Alexandrie, aussi bien quenos artistes d’Occident en France , conservaient encore un sentiment sivrai de la forme, que celle-ci, pour le vulgaire du moins, semblait