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Avant nous bien des systèmes de construction ont été adoptés ; notretemps seul possède des chemins de 1er, des engins à vapeur, des moyensd’une énergie et d’une puissance supérieures. Pourquoi donc alors con-struire comme on le taisait pendant le dernier siècle, particulièrementlorsqu’il s’agit de la maçonnerie? L’antiquité, le moyen âge qui, certes,ne possédaient point nos ressources matérielles, ont été plus hardis quenous, plus inventifs. Pourquoi ne partirions-nous pas des degrés quenos prédécesseurs avaient déjà franchis ! Pourquoi sommes-nous moinssubtils, moins ingénieux? Pourquoi repousser des méthodes, qui, déve-loppées à l’aide de ces moyens énergiques que nous possédons, pourraientproduire et de nouvelles formes, et des économies considérables dans lamanière de bâtir? Ne serait-il pas bientôt temps de laisser aux espritsretardataires ces discussions puériles sur la valeur relative des procédésemployés par les architectes de l’antiquité et du moyen âge, de la renais-sance et des temps modernes, de profiter de toutes ces découvertes, demettre en application ces principes divers, sans exclusion, sans partipris, mais à l’aide d’une étude attentive et critique? Quand nous auronsmis le Parthénon au-dessus de la cathédrale de Heinis, ou la cathédralede Reims au-dessus du Parthénon , la belle avance, pour nous, archi-tectes chargés de construire pour notre siècle, si nous ne savons pasdiscerner dans ces deux conceptions les éléments applicables de nosjours; ou si, imbus de préférences exclusives, nous repoussons les prin-cipes admis dans l’un ou l’autre de ces édifices en vue de plaire à telleou telle coterie, dont le public ne se soucie guère et dont personne nese rappellera l'influence passé vingt-cinq ans.
Étudier les systèmes admis par les constructeurs antérieurs à notretemps c’est à coup sûr le vrai moyen d’apprendre à construire nous-mêmes , mais il faut tirer de cette étude autre chose que des copiesplates. Ainsi, par exemple, nous reconnaissons qu’il y a dans le principede structure des voûtes du moyen âge des éléments excellents en ce qu’ilspermettent une grande liberté d’exécution, une grande légèreté en mêmetemps que de l’élasticité. Est-ce à dire que si nous voulons nous servirdes matières nouvelles que nous fournit l’industrie, telles que la fonte defer ou la tôle, il faille se contenter de substituer à des ares en pierre,des arcs de fonte ou de tôle? Non, nous pouvons adopter le principe, etl’adoptant, puisque nous changeons la matière, la forme doit changer.Dans Yenlretien précédent, nous avons fait voir comment, par l’emploirestreint de la fonte, on pouvait voûter en maçonnerie une salle très-large sans avoir recours aux contreforts. Il nous faut développer les ap-plications de ces matières nouvelles et montrer comment, en conservant