88 ENTRETIENS SUR L'ARCHITECTURE.
moulés, épargnera les eoucliis, car chaque caisson présente une surfaceconcrète. 11 suffit donc de trente cintres ou soixante demi-cintrcs sous lesjoints ascendants. Pour établir ces cintres, le fer est d’un excellent emploi,d’autant que cette matière, conservant sa valeur, peut être employée àd’autres usages ou être échangée, le travail achevé. Si donc, fig. 15, nousétablissons un cercle en fer à T, ou meme en fonte en A, un autre cercleen fer cornière en B; si nous relions ce cercle inférieur par une quin-zaine detirans C, comme surcroît de précaution, boulonnés à un œil D;entre les ailes du cercle supérieur et la cornière circulaire inférieure, ilsuffira de poser soixante arbalétriers E, avec courbes en bois moisées quiles roidiront et qui serviront à poser les caissons ; les joints ascendants de
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ceux-ci étant au droit de chacun des cintres. Si au lieu du cercle inférieuron posait un polygone à soixante côtés en tôle coudée pour deux travées,avec plaques d’assemblage, ainsi que l’i ” _ le détail G, on pourrait sedispenser de poser les tirans C.
En moyenne, chacun de ces caissons ne cube pas plus de cinq centi-mètres et demi et ne pèserait par conséquent, en béton comprimé, que100 kilogrammes environ, et en plâtre sec, que 80 kilogrammes environ.Leur nombre étant de 420, le poids total de la calotte, ayant 20 mètresà la base et 4 m ,60 de flèche, ne serait, en béton comprimé, que de42 000 kilogrammes, et en plâtre, que de 33 600 kilogrammes. Cettecalotte ne donnerait donc qu’un poids de 5250 ou de 4200 kilogrammessur chacun des huit points d’appui.