DOUZIEME ENTRETIEN.
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Toute action île poussée serait facilement neutralisée par un cercleen fer posé en II (voir la figure 15). .Mais ces procédés ne présentent pasune structure nouvelle. Il n’y a ici qu’une substitution de point d’appuisen fer à des points d’appuis en maçonnerie, et des moyens de façonner desvoûtes dans les formesordinairesà l’aided’expédients économiques qui nesont pas habituellement usités. Lofer n’intervient pas dans la combinaisonde ces voûtes. Les dimensions n’excèdent pas celles adoptées pour nos plusgrands édifices voûtés. Cependant chaque jour des besoins nouveaux qui semanifestent nous indiquent assez que les dimensions les plus vastes admisesdans les monuments du passé ne sont pas suffisantes. Les populationsurbaines ne trouvent nulle part dans nos cités des locaux assez spacieuxpour contenir certaines assemblées. Nous avons vu, par exemple, que dessalles prêtées pour des concerts populaires, à Paris , ne pouvaient per-mettre d’introduiredans leur enceinte la moitié des personnes qui préten-daient y entrer. Le palais de l’industrie, les gares de chemin de fer, nesont que des balles vitrées, ce ne sont point des édifices clos, sains, pou-vant être chauffés. Ces balles ne peuvent avoir la sonorité qui convien-drait dans certaines circonstances. L’air y arrive de tous côtés, les sur-faces réfrigérentes sont considérables. Or, je le répète, les édifices enmaçonnerie présentent des avantages qui ne peuvent être obtenus avecdu fer, de la tôle et du verre seulement. Si nous recourons aux plus vastesédifices romains en maçonnerie, nous voyons qu’ils ne présentent pasdes surfaces vides très-considérables.
La grande salle circulaire des thermes d’Antonin Caracalla à Rome ,n’a pas plus de 25 mètres de diamètre dans œuvre. La grande coupole del’église de Sainte Sophie à Constantinople n’a que 31 mètres dans œuvre ;celle de Saint-Pierre de Rome a 10 mètres de plus. Constatant la puissancedes moyens employés pour obtenir ces résultats qui semblent prodigieuxencore aujourd’hui, on ne sera point surpris si nous n’osons y recourir,vu la dépense énorme qu’ils occasionnent.
Si le fer introduit dans les bâtisses ne nous permet pas de franchir ceslimites avec une économie marquée, en vérité, nous sommes au-dessousde nos devanciers. En effet, les maîtres du moyen âge, comme ceux delàrenaissance, se distinguent par leur esprit subtil, actif et chercheur. Jedis esprit chercheur, car c’est la qualité qui domine dans les travaux lais-sés par ces anciens maîtres. Elle intervient dans la structure de nos édifi-ces du moyen âge et ne cesse de se manifester que quand la matière serefuse â obéir. Elle intervient dans les essaisde la renaissance; et laissantde côté l’imitation superficielle des formes de l’antiquité â laquelle s’atta-chaient les architectes de celte dernière époque, ceux-ci dans leurs cons-