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KNTllETIENS SL K I, ARCIlITECTimii.
projets définitifs, soit du fait de l'architecte, soit du l’ail des administra-tions qui demandent de modifier les données admises avant cette étudedéfinitive, atteignent un chiffre supérieur à celui inscrit au budget. Onengage alors l'architecte à rentrer dans ce chiffre. Il se trouve ainsidans le cas ou de ne pas satisfaire à tout ce qu'il croit nécessaire à unebonne construction, ou de mentir à ses propres éludes en dissimulantaux devis une partie des dépenses. S’il n’agit pas ainsi, il risque delaisser échapper une de ces rares occasions tant souhaitées d’élever unédifice, car il se présenterait derrière lui dix personnes pour une, qui scvanteraient de rester dans les limites imposées par le budget, dont lesoffres séduisantes pourraient être acceptées, bien qu’en fin de compte lesdevis seraient dépassés, sans recours sérieux de la part de l’administra-tion, puisque l'architecte n’est pas un traitant à forfait. Alors l’artistescrupuleux, qui aurait maintenu la vérité de ses estimations et ne scserait pas prêté à ce mensonge qu’on lui impose, serait dupe de sa bonnefoi sans profit pour personne, bien peu consentent à jouer ce rôlehéroïque, et si parfois quelques architectes ont eu ces scrupules, il fautdire qu’on ne leur en sait généralement nul gré. D’ailleurs, l’édificeachevé sans leur concours par un confrère moins scrupuleux est là ; coûte(pie coûte, on l’a payé. Malgré les promesses de ce confrère [dus souple,il a coûlé plus cher même que s’il eût été laissé à la direction de l’hommevéridique. 11 n’en est [tas moins élevé, et les regrets de l’administrationne deviennent pas un enseignement pour l’avenir, au moins jusqu'àprésent. Nous avons vu, par exemple, donner un chiffre pour la con-struction d’un édifice mis au concours par une administration. Lesprojets examinés, on ne tenait nul compte du rapport de ce chiffre avecle projet graphique. Le prix était accordé, le monument s’élevait, lechiffre dé[)assait du double ou du triple le prix fixé; on se plaignait bienun peu, mais qui dans celte affaire était le plus dupé? N’était-ce pasl’artiste consciencieux qui avait pris au sérieux le dire de l'administrationet qui, pour s’y conformer, n’avait pas employé les ressources séduisante»qui avaient fait donner le prix à son confrère, moins consciencieux, maisévidemment plus adroit ou moins expérimenté:’
Un architecte se présente au chef d’une administration avec un projetipii lui a été demandé, et dont le devis s’élève à 2 millions de francs.L’administrateur se récrie; il n’a porté [tour cette dépense que1 500 000 à son budget. 11 faut que le devis se renferme dans ce maxi-mum. Niais alors il faut réduire le projet? Non point, loin de là ; certainsservices sont insuffisants. Si l’architecte a quelque autorité, s’il insiste, s’ildonne de bonnes raisons pour prouver que son chiffre n’est déjà que trop