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Tome deuxième.
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t tO ENTRETIENS SE H l’aRCHITECTCRE.

quoi donc ces matériaux d’une dimension ou d’une qualité exceptionnellesne sont-ils pas franchement utilisés? Quelle bonne raison peut-on, aupoint de vue de l’art, opposer à leur emploi, non comme décorationseulement, mais comme moyen nécessaire, comme support réel, efficace?

ha vérité est qu’il y a désarroi complet dans la pratique de l'architec-ture et les nouveaux engins; les nouvelles forces fournies aux architectessont pour eux une cause d’embarras, non l’occasion de recherches etd’applications déduites de principes nouveaux. Ne sachant trop commentutiliser ces forces imposées par la notoriété _ , ils ne s’en servent

qu’en manière d’appoint, par une sorte de concession laite à cette noto-riété. l)e même les parvenus, possesseurs tout à coup d’une grosse for-tune, ne savent mettre dans leurs dépenses celle juste proportion qui estle signe véritable de la richesse. Ne nous dissimulons pas que dans cetordre de l’application des nouveaux matériaux et des nouvelles forces, toutesta faire dans le domaine de l’architecture ; rien n’a été sérieusementtenté. Les grands chantiers du génie civil ont seuls fait des efforts en cesens, mais ces ouvrages, peu variés quant à l’application des matériaux,bornés à la satisfaction de besoins restreints, ne sauraient servir de précé-dents aux architectes. Et même, en les prenant pour ce qu’ils sont etdoivent être, ils n’adoptent pas avec audace et franchise toujours lesformes que commanderaient les moyens employés. Là même, dans ceschantiers du génie civil, des traditions bâtardes viennent embarrasser lesconstructeurs.

Dans le précédent Entretien j’ai abordé quelques questions touchant lesconstructions mixtes de maçonnerie et fer, sans avoir d’autre prétention<pic celle de fournir aux chercheurs des éléments de méthodes nouvellesou d’applications nouvelles d’anciennes méthodes ; d’indiquer la voie danslaquelle on pourrait entrer. 11 serait plus profitable à coup sur de donneraux lecteurs des Entretiens quelques exemples tirés de constructionsarchitectoniques élevées de nos jours suivant ces données, mais malheu-reusement ces constructions font défaut, et force m’est de supposer cequ'elles pourraient être, en utilisant les moyens pratiques usités auxdiverses époques spécialement favorables au mouvement d’art.

Signalons d’abord le caractère général de l’architecture moderne; cecaractère, c’est l’étendue. Aucune civilisation n’a demandé, autant que lanôtre, de couvrir de vastes surfaces. Les plus grands monuments del’antiquité sont petits, si on les compare à ceux que réclameraient noshabitudes. Il est bien entendu que nous ne parlons ici que de la dimensionutilisable, et nous ne pouvons considérer comme des édifices vastes lespyramides de Memphis, par exemple, ou les palais assyriens divisés en