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Tome deuxième.
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fréquentés, les premiers comme les derniers. L;t «picslion sc réduit (loueà eeei : c’est que chacun l’ait en un jour ce qu’aulrefois on faisait en unesemaine, en une heure ce qu’on faisait en un jour. Or, en économiesociale, cela s'appelle la richesse; je ne discuterai pas si c’est un bien ouun mal; je constate le fait et ce fait doit réagir et réagit sur l’architcc-lurc. J’avoue, pour ma part, que quand, en lace d’une pareille transfor-mation sociale, et qui tend chaque jour à devenir plus complète, je voissacrifier à quelques-unes de ecs divinités jalouses qui gouvernaient l’ar-chitecture des deux derniers siècles, invoquer les ordres, Vignolc etPalladio, les formules d’art adoptées par les Grecs dans quelques capi-tales, qui ne seraient pour nous que des chefs-lieux d’arrondissement,présenter comme innovations hardies quelques éléments compilés sanscritique, cela fait sourire. En vérité, il s’agit bien aujourd’hui de savoirs’il convient d’accoupler des colonnes corinthiennes ou de les séparer,s’il importe de placer l'entablement complet sur la colonne et si la plate-bande doit être préférée à l’arc ou l’are à la plate-bande! si la décorationmarmoréenne est destinée à faire une révolution dans l’art, ou si celte

révolution se passera des marbres et des dorures en plein air!. Il

s’agirait de prendre la peine de raisonner. Mais des voies nouvelles,

magnifiques, qui raccourcissent les distances et font pénétrer l’air et lalumière an centre des villes améliorent, sans contredit, les habitudesmatérielles du citadin. Cela fait-il des citoyens? Jamais places plus bellesn’ont été données aux architectes, jamais les budgets n’ont été plusgénéreux et ne leur ont permis d’exécuter des entreprises plus vastes enpeu de temps... Cela fait-il un art? On ne fait pas plus des citoyens enouvrant des rues, fussent-elles larges, qu'on ne fait une architecture endonnant à des artistes terrains et argent à discrétion. Si donc les architectesne veulent pas cire classés, en l’an 1900, dans les espèces perdues etlaissées à l’état d’individualités historiques éteintes, comme les astro-logues, les alchimistes ou les gens d’armes habillés de fer, il est tempspour eux de se mettre résolument à l’œuvre, car les vieux mystères surlesquels ils s’appuient commencent à être percés à jour; et si le publie scprend un matin à avoir raison de ce qu’on élève pour lui, la réactioncontre ces fantaisies ruineuses et ces orgies de pierre sera cruelle. Cen’est pas en mélangeant les styles et en accumulant, sans motif, les formesd’àgcs différents, que l’on trouvera ect art que réclame notre époque,mais en introduisant, avant toute chose, la raison et le simple bon sensdans toute conception; en utilisant les matériaux suivant leurs quali-tés ; en s’aidant franchement de l’industrie, sans attendre qu’ellenous impose scs produits, mais en la devançant au contraire.