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Tome deuxième.
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Kneorc aujourd'hui, une partie du publie s’imagine que le nouveau,en architecture, serait de placer une pyramide sur la pointe, oudes colonnes les chapiteaux en bas; bon nombre de nos confrères seraillent sans trop de peine de ees niaiseries et concluent naturellementen disant : que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes, etque le pis serait d’écouler les soi-disant novateurs. Quelques-uns prennentà partie les éludes faites sur tel ou tel art, et en accumulant eux-mômes,dans leurs conceptions, des formes empruntées aux siècles d’Auguste etde Louis XIV , accusent ces études de pousser à l 'exclusivisme, de fairerétrograder l’art,... etc. Je ne répéterai pas ici ces banalités, reproduitessous toutes formes avec aussi peu de logique que de bonne foi. Ce quisera une nouveauté aujourd’hui en architecture, ce sera de suivre la voiedelà raison, voie perdue depuis longtemps; et l’étude des arts anciens,<pii ont procédé d’après une méthode rationnelle, est la seule qui puissenous faire contracter de nouveau l’habitude de nous servir avant tout etpar-dessus tout de la dose de raison que la nature nous a départie.

Les esprits bienveillants, les optimistes parmi les architectes —on entrouve — ont longtemps espéré (pie de l’étrange accumulation de tantd’éléments divers, de la confusion des méthodes, de l’absence des prin-cipes, il naîtrait, peu à peu, un art du xix c siècle : « Voyez, disaient-ils,ce (pii s’est passé au xvi" siècle! L’étude des arts antiques faite sans cri-tique cl sans méthode scientifique venait s’implanter au milieu de l’artyothique expirant. L’apparence, pour des contemporains quelque peu phi-losophes, devait n’ètre que confusion, anarchie; et, cependant, pournous, à distance, cette architecture française du xvi e siècle a toute lavaleur d’un art complet; elle se distingue de l’architecture des Italiens,elle possède son caractère propre, de province à province. Laissez faire,laissez dire, il se fait en notre temps un travail analogue dont nous nenous rendons pas compte, parce (pie nous sommes au sein même del’éclosion, mais ce que vous appelez confusion sera transition pour nosarrière-neveux, et cette transition produira quelque chose qui appar-tiendra à notre temps, qui possédera son caractère propre et qui, peut-être, fera l’admiration des générations futures. » Ou parlait ainsi déjà ily a trente ans : la transition reste à l’état de transition, la confusionne fait (pie croître et nos villes se remplissent de monuments qui semblents’éloigner chaque jour davantage d’une pensée commune au lieu devenirse grouper autour d’elle. Que dis-je? chaque artiste semble vouloir tourà tour se donner à lui-même un démenti; là il adopte les formesromanes, ici c’est la Renaissance qui lui sert de type; ailleurs il sacrifieau siècle de Louis XIV ; {dus loin, il fait emploi du style byzantin. Cen. ‘ 16