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Tome deuxième.
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n’cst pas ainsi que les architectes du xvi° siècle ont procédé, et l’on petitdire que jamais une civilisation n’a prélude de cette façon à l’éclosiond’un art. Les architectes du xvi* siècle étaient de bonne foi. Ils conser-vaient le mode de structure des siècles antérieurs qui était bon, pratiqueet rationnel ; et ils adaptaient, [tour se conformer au goût du temps, unvêlement nouveau à cette structure.

A tort ou à raison, ils croyaient que le vêtement nouveau pouvaitrajeunir le vieux corps qu’ils laissaient intact. C’était une idée, mauvaisepeut-être, mais c’était une idée, et ils ne la perdaient [tas de vue uninstant.

Or, ce qui fait défaut aujourd’hui, c’est.... une idée.... meme mau-vaise; et quand un programme est fourni à l’architecte, il ne sait pas sice programme se pliera à des formes romanes, gothiques, de la Renais-sance ou de l’antiquité romaine. A moins qu’une décision administrativene lui recommande l’emploi de l’un de ces styles— ce qui est fort rare,il faut le reconnaître — l’architecte est le maître de choisir, et ce choixlient à un caprice, au succès d’un confrère, au désir de ne pas faire ceque fait le voisin, etc. De ce scepticisme, il ne peut rien sortir de neuf, devivant, de productif; il ne peut sortir que ce que nous voyons s’éleverchaque jour: des bâtisses de plus en [tins riches, soit par la sculpture,soit par la matière employée — car, à défaut d’idées, il faut briller plusaujourd’hui qu’hier, plus demain qu’aujourd’hui, —mais dans lesquellesjamais un programme ne se lit nettement; rarement la raison inter-vient, plus rarement encore les matériaux sont judicieusement employés.Le publie est blasé sur ces accumulations de richesses, avant même queles échafauds ne soient enlevés.

L’édiliec est-il achevé ? Le service qu’il doit contenir vient-il s’y instal-ler? Alors commence toute une série d’opérations qui vont altérer leseffets cherchés ou les dispositions architectoniques. Là c’est un plancherd'cntrc-sol qui coupera ces grandes haies monumentales. Ici une marquisese scellera tout au travers d’une colonnade; ailleurs des balcons serontrapportés après coup devant des fenêtres — on n’y avait pas songé.—Des baies inutiles seront bouchées, quitte à laisser subsister un châssisvitré pour dissimuler ce bouchement. Des tuyaux de cheminées de tôleviendront percer les combles ou s’ajouter aux souches de pierre. Puis legazier percera les murs, coupera les pilastres, pour passer ses tubes;puis d’autres tubes serpenteront partout, alourdiront les lignes de l’ar-chitecture, rcprofilcront les corniches pour le besoin des illuminations.

Dans les intérieurs ce sera bien autre chose. des escaliers de service

passeront devant des fenêtres, puis, après coup, des tuyaux de calorifères.