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Tome deuxième.
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SEIZIEME ENTRETIEN.

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les Grecs considéraient encore ce genre de décoration comme Taisantpartie essentielle de l'architecture. Les métopes, les s et Irises du

l’arlhénon sont des panneaux ou des tapisseries de sculpture qui n’ontsur les lignes structurales aucune intluence; et si nous ne connaissonsaucun temple grec dont les murs de la eella aient été couverts de bas-reliefs du haut en bas, la chose a pu se faire et n’est pas contraire à lamanière de comprendre, chez eux, l’application de la statuaire à l'archi-tecture. L’exemple de la basilique des Géants à Agrigente permet aussid’admettre que les statues colossales ayant un caractère purement archi-tectonique, participant essentiellement aux lignes de l’architecture, commechez les Egyptiens , étaient acceptées par les populations doricnnes. Aprèsce système primitif et dont on retrouve les expressions en Asie , on peutîlasser le système romain. Il est toujours entendu que nous parlons del’architecture appartenant réellement aux Romains, et non de leur imitationde l’art grec. Le système romain ne considère la statuaire que comme unappoint décoratif sans liaison intime avec l’architecture. A part quelquesmonuments dont nous avons fait ressortir les qualités à ce point de vue,savoir, la colonne Trajane et les arcs de triomphe, les Romains prennentla statuaire comme une dépouille dont ils ornent leurs édifices ; et eneffet, c’est ainsi qu’ils ont procédé. Ce sont les premiers peut-être quiont eu ce goût d’amateurs d’objets dont la valeur était cotée, et qui ontprétendu s’en faire honneur en les accumulant chez eux. Sous la répu-blique encore, Cicéron sc fait un musée, et, à défaut de statues originalesgrecques, prie son ami Atticus de lui envoyer d’Athènes des copies oudes moulages. 11 ne paraît pas que les Romains, sauf dans les monu-ments d’un ordre particulier dont nous avons parlé, se soient préoc-cupés de l’iconographie. Leurs architectes, comme les nôtres, préparaientdes niches, élevaient deçà et delà des piédestaux, et l’on allait en Grèce chercher des statues propres à remplir ces places.

Apparaît enfin le système adopté par les artistes du moyen âge, systèmequi rend à l’iconographie l’importance qu’elle avait acquise chez lesEgyptiens et en Grèce , mais qui, au point de vue de la composition, pro-cède autrement. Ce système n’adinet [tas la statuaire colossale ( 1 ), et groupeles figures de manière à présenter sur un point un effet scénique saisis-sant. Il ne comporte pas, comme les sculptures égyptienne et grecque,

( I ) On ne peut donner le nom de statuaire colossale qu’à celle qui par ses proportionsrelatives parait telle. I.es statues des rois des galeries de Notre-Dame d'Amiens , qui ontà mètres de hauteur, n'ont pas la prétention de paraître colossales, et ne sont tellesqu à cause de la hauteur où elles sont placées. De fait, elles semblent être de grandeurnaturelle.

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