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Tome deuxième.
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ENTRETIENS SCR L ARCHITECTURE.

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le bas-rcliel', ces sortes de tapisseries couvertes de ligures d’un modelé[hui saillant, et tous les sujets sont représentés ronde bosse, saut' surquelques points rapprochés de l’œil et destinés à présenter l'apparenced’une tenture. Il ne cherche pas, comme l’artiste égyptien et grec, àdévelopper la statuaire sur de larges parements ou sur de longues frises,mais au contraire à la concentrer sur quelques points dont l’excessiverichesse et les effets brillants contrastent avec les parties tranquilles. Plus(pie l’Égyptien et le Grec, il fait participer la statuaire à la structure ; clics’y associe intimement, la fait ressortir môme; et l’on peut donner commepreuve de ce fait ces portes si richement décorées, dont les linteaux, lestympans, les jambages, les voussoirsde décharge sont nettement accuséspar les dispositions sculpturales, de telle sorte que chaque sujet, chaqueligure est un morceau de pierre dont la fonction est définie et utile. L’ar-tiste du moyen âge, en France , autant par des motifs déduits de la naturedu climat que [tardes raisons d’art, abrite la statuaire et lui permet rare-ment de se découper en silhouette sur le ciel. D’ailleurs la statuaire dumoyen âge, comme celle de l’Égypte, de l’Inde et de la Grèce , est toujours[teinte. Gc qui équivaut à dire que les civilisalions qui ont réellement eudes écoles de statuaire ont pense que cet art ne pouvait se passer de lapeinture.

11 ressort assez clairement, je crois, de ce qui vient d’être exposé, quela statuaire appliquée à l’architecture s’est conformée à deux systèmesdistincts de composition : l’un qui appartient aux peuples asiatiques,à l’Égvple et aussi à la Grèce ; l’autre qui appartient à notre art dumoyen âge.

Les Romains n’ont adopté ni l’un ni l’autre avec franchise; leur mé-thode consiste à n’en avoir aucune. Nous paraissons aujourd’hui préférercette négation; c’est-à-dire, l’absence d’une iconographie et l’absence de[tard pris comme disposition décorative, mais avec des prétentions quen’avaient certainement pas les Romains. Alors pourquoi vanter les Grecs,si nous tenons si peu à leur ressembler par les bons côtés, et (pie vontfaire à Athènes nos architectes? Serions-nous comme ces fripons quin’ont sur les lèvres que les mots d’honneur et de probité ? Je préfère lafranchise avec laquelle quelques membres de l’Académie des Beaux-Arts ,il y a une vingtaine d’années, alors qu’on inaugurait pour nos artistes lesvoyages helléniques, déclaraient que le séjour en Grèce était inutile, sinonnuisible aux architectes. Ils supposaient que le séjour dans la patrie deDéridés — cl en cela l’expérience prouve qu’ils se trompaient— pouvaitleur donner des idées contraires aux origines de l’institution académique,cl les détourner du style romain bâtard, le seul admis par celte institution,