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Tome deuxième.
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ENTRETIENS SUR e’aRCIUTEC.TIRE.

no

dire à quelqu’un : « Vous serez libre de vous lever à sopl heures, d’aller« à huit heures au boulevard des Italiens, de déjeuner à dix heures à la« .Maison-d’Or, et de passer à midi chez M. X..., qui vous donnera des« instructions pour l’emploi du reste de votre journée. »

(trace au régime sous lequel les artistes ont appris à vivre depuis fortlongtemps, voilà cependant ce qu’ils demandent sous des formes diffé-rentes. Il est un moyen bien naturel de donner aux artistes cette liberté,si l’on veut la leur donner; c’est de leur dire : « Vous êtes libres... Moi« aussi. Travaillez, prospérez, occupez-vous de vos affaires; je serai le« premier à encourager les talents qui se montreront et à considérera comme des citoyens utiles à l’État ceux qui produiront des œuvres« d’une valeur reconnue par tous. Mais, pour l’amour de l’art, instruisez-« vous, régentez-vous comme bon vous semblera, s’il vous plaît d’être« régentés! »

Donc, pendant ecs époques d’esclavage où les arts n’étaient pas organiséspar l’État, où l’État n’avait ni Académie à protéger ou à ménager, ni école àsoutenir, ni pensions de Rome ou d’Athènes à servir, ni directeurs ou inspec-teurs à nommer, ni blâme à essuyer de la part des artistes ou du publiclouchant les questions d’art, on élevait cependant des monuments sur les-quels la statuaire n’était pas épargnée. Sur quelques-uns de ces monuments,on complétés figures sculptées, non par centaines, mais par milliers. Lenombre ne fait rien à l’affaire; il prouve seulement que les statuaires ne chô-maient pas. Mais ce qui est mieux, c’est que ce nombre est réparti de manièreà faire valoir l’ensemble, et que l’ensemble étant satisfaisant, clair, facileà saisir, cette qualité générale rejaillit sur chaque détail, et qu’ainsi lesœuvres qui pourraient être considérées comme médiocres isolément, nenuisent pas au concert, mais y tiennent leur partie sans choquer les yeux. Iln’est pas besoin, je le répète, de reproduire ces œuvres gigantesques,connues de tous, entre les mains de tous, pour faire apprécier ces qua-lités d’ensemble. Mieux vaut choisir, en vue de l’objet qui nous occupe,un modeste édifice perdu entre les limites delà Bourgogne et du Nivernais .Dans un cadre restreint nous pourrons plus facilement apprécier les rap-ports de la composition architectonique dans laquelle la statuaire remplitune place essentielle. J’entends parler du portail de la petite église deSaint-Pierre sous Vézelay (1). La planche XXX donne toute la partiesupérieure de la façade, dont le bas a été masqué par un porche très-saillant, d’une époque postérieure. Cette façade appartient au milieu duxiii' siècle et est bâtie de pierre dure d’un beau Ion doré. Primitivement,

(1) Yonne , à 16 kilomètres d'AvaHon.