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ENTRETIENS SUR L ARCHITECTURE.
devoirs imposés à noire état, peut-être perdront-ils quelques-uns de eesclients fantaisistes, mais ils consolideront la position que nous devonsprendre et ne risqueront pas d’être entraînés dans le mépris qui, tôt outard, s’appesantira sur les bouffons et les complaisants.
On a beaucoup bâti en France , tant pour l’Klat et les communes quepour les particuliers, depuis vingt ans. Ces constructions répondent-ellesexactement à notre état social ? Il suffit de poser la question à tout espritqui rélléebil, pour qu’il réponde : « Non! » au premier abord. .Mais sil’on veut se rendre un compte exact de cet étal social, ou plutôt de sonapparence extérieure, on reconnaîtra bientôt que eet amour du faux, duluxe banal, ce déploiement de vanités effrontées affiché sur nos édificeset nos constructions privées, répond à l’une des tendances les plusmarquées de ees derniers temps. Il fallait, en effet, un tempéramentrobuste, un caractère singulièrement trempé pour résister à cetentraînement des esprits vers les succès faciles, obtenus n’importe parquels moyens. Paraître était le mot d’ordre, car on prenait volontiers leparaître pour l 'être et à l'habit on jugeait l’bomme [dus qu’en aucuntemps peut-être. C’était donc à qui se montrerait sous la plus brillanteapparence. Si quelques-uns faisaient le plongeon, au milieu de cellesplendeur factice, beaucoup, plus avisés ou moins scrupuleux, vivaientde cette surface brillante. L’écroulement le plus prompt qui jamais se soitproduit au milieu d’une société policée a mis à nu les vices de cet étatsocial, et Paris offre ce singulier spectacle, unique dans l’bisloire, d’uneville en partie ruinée au sein de la splendeur et montrant encore parmiscs décombres, des monuments nouveaux, des liûtels, des maisonsmême, non touchés par les barbares chargés de nous rappeler à la réalitédes temps, mais dont la raison d’être rf existe plus.
On a vu des villes riches, prospères, tomber peu à peu dans l’oubli,que la vie semble avoir lentement abandonnées; qui, comme Venise , parexemple, présentent aux regards du voyageur, leurs palais vides etdélabrés, rongés lentement par le temps, sans que l'homme, désormaispréoccupé d’autres soins, songe à suspendre son action. L’aspect en esttriste, mais ees palais qui semblent des sépulcres vides aujourd’hui, ontcontenu des corps jeunes, actifs; ils rappellent une histoire brillante, unesplendeur solidement établie, et si l’on se prend, devant cet abandon, àméditer sur la fragilité des choses humaines, du moins reste-t-il dansl’esprit la certitude que tout cela a eu sa raison d’être, a réellement vécu.C’est un vieux livre poudreux, taché de moisissures, mais que l’on peutlire encore avec fruit. Notre pauvre Paris offre aux yeux du philosopheun spectacle autrement navrant. Du milieu de ses ruines noircies par