DIX-SF.PTIÈMI' EN’TRF.TIEN.
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l'incendie, s’élèvent des édifices, îles habitations dont la richesse apparentesemble un anachronisme. On se prend à se demander pour qui et pourquoice luxe a été déployé? Kst-cc pour les barbares internes qui regrettentde n’avoir pu tout détruire? Kst-ec pour une race éteinte, une aristocratieproscrite? Que nous veut, à celte heure, cette splendeur à coté deces ruines? Pourquoi s’est-elle montrée? Ces hôtels sont vides, cesmonuments ont une destination mal définie, ces maisons luxueusesn’abritent que de rares locataires, qui semblent honteux de les habiter.Les portes monumentales restent closes. Le silence règne dans ceshôtels neufs, qui n’ont ni souvenirs ni passé et qui font songer à ees palaisenchantés, déserts et taciturnes, entretenus par un génie invisible. Il fautbien L'avouer, celle richesse est de mauvais aloi, elle ne répondait pasau fond de notre société, elle couvrait la partie la plus viciée de sasurface.
Tenons-nous-le àchonsde ne pl ns fa ire de ees anachronismes
de pierre.
Si l’on s’en va chercher dans l’histoire du passé, on ne trouve, —simauvaise (pie soit une époque, — pas une construction privée qui neréponde aux besoins de la civilisation qui l’a élevée. Dans L;en Asie comme en Occident , pendant le cours du moyen âge, leshabitations sont bien réellement l’enveloppe des mœurs, pourrait-ondire, des habitudes et laçons de vivre de ceux qui les occupaient. Il fautdescendre à notre époque brouillée en toutes choses, pour trouver entreles usages journaliers, les besoins des populations et les constructions,un écart souvent évident, toujours inexplicable. Je ne chercherai paspar quelle succession d’idées fausses on en est arrivé à ce point; il suffitde constater ce fait, <pie neuf fois sur dix, les habitations qui se sontélevées chez nous ne sont point en rapport avec nos besoins, nos mœurset nos fortunes. C’est ce qu’il sera facile de démontrer.
Il faut d’abord distinguer entre elles les diverses natures d’habi-tations.
Dans les villes, il y a -. 1° les hôtels, c’est-à-dire les habitations destinéesà une seule famille, appartenant aux classes riches; ‘2° les maisons d’unemédiocre importance, mais qui sont de même destinées à n’abriter qu’uneseule famille possédant une fortune modeste; 3° Les maisons à locationqui forment la majorité (les constructions privées à Paris . I es habitationssuburbaines comprennent : 1° les villas, 2° les maisons de campagne.Nous laissons de côté les châteaux, qui ont déjà été l’objet d’un examendans cet ouvrage.
Il n’est pas besoin de dire (pie les programmes de ees diverses sortes