DIX—SEPTIEME ENTKETIEN.
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soi la haine de ceux qui sont payés pour rendre des services, contreeeuxqui les payent. El il est certain que si, dans l'antiquité, beaucoupde maîtres pi nvaient compter sur le dévouement des esclaves nés dansleurs maisons et servant depuis leur en lance au milieu de la famille, iln'est guère de maître ou de patron aujourd’hui qui n’ait pas, dans leserviteur ou l’ouvrier qu’il paye, un ennemi, ou tout au moins unindifférent.
l a conclusion est, — car je n’ai nulle envie d’entamer une discussionsociale, —qu’il faut adopter une architecture privée qui soit en concordanceavec cet état de nos mœurs, avec ees besoins compliqués, souventmesquins, précautionneux i\ l’excès, et qu’il est insensé de vouloir concilierl’aspect de grandeur de nos anciennes demeures avec les raffinementsméticuleux de notre comjort moderne. La symétrie des ordonnancesarchitectoniques pouvait s’allier à la grandeur des plans dans les hôtelsdes xvn c et xvm e siècles; elle devient un embarras extrême dans nosconstructions modernes, force de torturer les plans cl d’adopler desdispositions incommodes, fausses, de perdre des surfaces précieuses.Quand les distributions donnaient des pièces de dimensions à peu prèségales sur une façade, il était naturel, par exemple, d’éclairer ces piècespar des fenêtres d’égales dimensions ; mais quand les besoins des habitantsd’un hôtel exigent le tracé de pièces très-grandes et très-petites àproximité les unes des autres, il est non-seulement ridicule, maistrès-incommode de donner à tons ces compartiments des jours égauxcomme surface, des hauteurs égales sous plafond. Ce principe, dont onne peut contester l’importance et la valeur, avait été appliqué franchementjusqu’au xvi e siècle; alors que, dans la distribution des logis, on admettaitdes salles très-vastes et à côté, des cabinets étroits. Avec une libertéqu’on ne saurait trop louer, on ne se privait ni des encorbellements, nides retours d’équerre pour obtenir des vues variées et des orientationsfavorables, ni des loges ouvertes ou fermées, ni des entre-sol bienaccusés à l’extérieur, ni des ouvertures percées dans les pièces, non pourcontenter des axes, mais pour établir des communications ou des vuesfaciles. Cette liberté simplifierait beaucoup la tâche des architectes chargésde la construction des hôtels, s’ils voulaient en profiler et si leurs clientsne tenaient pas, avant tout, à faire montre extérieurement d’unearchitecture majestueusement symétrique. J’ajouterai que l’on obtiendraitainsi des constructions meilleures et moins dispendieuses que cellesadoptées aujourd’hui sans raison.
Je reconnais que pour beaucoup d'honnêtes personnages, l’oubli dece qu’on appelle les lois de lu symétrie est une sorte d’impiété, de