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Tome deuxième.
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DIX-SEPTIÈME ENTRETIEN.

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iiuent clos, peu éclairés; on n’avait pas adopté le chauffage par les calori-t'èires et l’on ne recevait qu’un nombre relativement peu considérable depersonnes à la lois. Nos pères n’aimaient pas les cohues; nous nousso-mmes pris de passion pour cette forme de passer les soirées ; il n’appar-tient pas aux architectes de changer ces habitudes, ils doivent au contrairey conformer leurs dispositions.

Or. jusqu’à présent, le seul moyen de ventilation adopté pour les salonsîle réception, consiste à ouvrir les fenêtres, ou partie des fenêtres, c’est-à-dire des vasistas. Excellent procédé pour donner des (luxions de poi-trine ou tout au moins des rhumes. Ainsi, sur les épaules nues des femmes,sur les crânes découverts des hommes, tombent des douches d’air froid,tandis qu’à deux pas de la projection de celte douche, on est plongé dansun bain de vapeur méphitique à la température de 30 degrés. Je saisbien qu’on répare ou qu’on croit réparer les dommages exercés à l’orga-nisme humain par ce régime, en allant passer une saison aux bains demer ou aux eaux, mais ne serait—il pas plus naturel, plus juste, d’éviter cedommage?

Ainsi la vie mondaine consiste à s’empoisonner pendant trois moisd’hiver, pour se donner la satisfaction d’aller prendre un contre-poisonpondant la belle saison. Ce n’est pas ainsi qu’on fait des races robustes auphysique, et par suite, énergiques au moral.

La ventilation des salons de réception, dans nos hôtels, est donc unedes graves questions à résoudre; et comme cette question est l’objet denombreuses recherches, donne lieu à des systèmes fort différents les unsdes autres, il paraîtrait que les architectes devraient s’en préoccuper avecun peu plus d’attention. S’ils ont, après cela, du temps de reste, ils pour-ront s’attacher à reproduire tel ou tel style qu’il leur plaira d’adopter ouqui sera du goût de leurs clients.

La première condition est de respirer à l’aise, et des gens qui étouffentne sont guère sensibles aux charmes d’une boiserie coquette ou d’un ciele peint sur un plafond; quelques mètres cubes d’air pur feraientmieux leur affaire.

Nos maisons à location sont, relativement à ces hôtels, en progrès surles habitations équivalentes des derniers siècles. Plus saines, mieux distri-buées, mieux bâties, passablement appropriées aux besoins présents, ellesont subi la loi de la nécessité. L’intérêt est un mobile puissant, et le pro-priétaire d’une maison bien conçue acquiert sur celui qui possède une bâ-tisse incommode un avantage tel, qu’il s’est établi bientôt un maximumdans le bien qui, s’il n’atteint pas la perfection, s’en approche évidem-ment. Est-ce à dire qu’il n’v ait plus rien à tenter, rien de plus à faire ?