l'on eût opéré avec autant de sagesse qu’on l’a plus gé-néralement fait en Belgique , où l’association a été priseau sérieux par beaucoup d’hommes qui avaient de lafortune et de la considération à conserver, première etindispensable condition d’une société jalouse d’inspirerde la confiance.
Hlais revenons au fait de l’exposition, où plusieursfautes graves ont été commises : la première est d’avoirnégligé d’exiger de chaque exposant une notice sur sesproduits, scs inventions et leurs avantages. Le jury, dela sorte, aurait pu connaître la cause, souvent énigmati-que, de leur présence à l’exposition, tout en faisant lapart du charlatanisme personnel, facile à reconnaîtrepar un jury. Ce défaut complet de renseignements etl’absence des exposants, quand le jury avait besoind’eux, a été cause de plus d’une erreur dans la distri-bution des récompenses. La mesure dont nous parlonsn’a jamais été négligée aux expositions belges .
La seconde erreur a été de confier à un seul hommela réception, le classement et le renvoi de tous les pro-duits , au lieu de diviser cette besogne entre autant decommissaires qu’il y avait de salles.
Le troisième inconvénient a été la création d’un jurytrop nombreux : car, en pareil cas, chacun se reposesur les autres ; aussi, la veille de la clôture, restait-il en-core 600 numéros à examiner.
Selon toute apparence, la France n’aura plus d’expo-sitions générales. L’accroissement progressif du nombredes exposants est tel, à chaque solennité de ce genre,qu’il devient physiquement impossible d’abriter, de clas-ser et d’apprécier une masse de produits aussi considé-rable et aussi variée. L’opinion générale est aujourd’hui