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Tome premier.
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dans les deux sens, chose indispensable pour les loco-motives.

Frappés de l’immense inconvénient de la complicationdes machines à piston, beaucoup d’hommes ingénieuxont cherché à employer la vapeur autrement que parpression sur un piston. De là sont nés les essais de ma-chines agissant, soit par réaction de la vapeur qui s’é-coule par un orifice, soit par impulsion de cette vapeursur les ailes tournantes.

Toutes ces tentatives avaient échoué jusqu’ici, parceque la vapeur a une trop petite masse et se meut beau-coup trop vite pour que son mouvement puisse utile-ment se communiquer à un mobile tournant.

C’est à ce point que M. Pelletan a pris la ques-tion. Nous allons expliquer le principe de la nouvellemachine; nous en développerons ensuite les applica-tions.

Si l’on essaie de profiter de la quantité de mouvementque possède la vapeur quand elle s’échappe en jet d’unorifice, sous une pression de 5 à 4 atmosphères, ontrouve que la masse qui s’écoule en une seconde estextrêmement petite, et que sa vitesse est de S00 mètrespar seconde, c’est-à-dire plus grande que celle d’uneballe de fusil. Il en résulte que si ce jet est lancé surune pièce mobile tournante, il se réfléchira sans luicommuniquer de mouvement sensible. Il est bien vrai,théoriquement, que si cette pièce mobile pouvait attein-dre une certaine vitesse de rotation, elle profiterait detoute l’impulsion, comme une roue à aube ou une tur-bine profite du mouvement d’une chute d’eau, mais lavitesse nécessaire dépasse toutes les limites praticablesdans les arts mécaniques.