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M. Pelletan, appliquant encore ici le principe du jetde vapeur, lance d’abord la vapeur dans un canal cy-lindrique d’un plus grand diamètre que le jet; l’air estentraîné dans le mouvement de la vapeur, la masse setrouve augmentée, la vitesse diminuée, et le mouve-ment de la colonne mélangée d’air et de vapeur devientsusceptible de se communiquer à la pièce tournanted’une manière pratique, utile et économique.
Quant à la pièce tournante, elle est construite dansles meilleures conditions pour épuiser autant que pos-sible la puissance d’impulsion. Les fluides gazéiformesentrent par la circonférence et sortent par le centre.
Cette machine est excessivement simple ; elle ne pré-sente aucune autre pièce ajustée que l’axe qui porte lapièce tournante, et qui repose par deux tourillons surdes coussinets placés à l’extérieur; ces derniers sontgraissés d’une manière continue; ils ne s’échauffent ja-mais, et sont extrêmement faciles à remplacer.
L’arbre dont nous venons de parler porte un pignon,une poulie à gorge ou un tambour pour communiquerle mouvement de la machine, au moyen d’un engrenage,d’une corde ou d’une courroie de cuir, à toute espècede mécanisme.
Il existe de ces machines de la force de 2 chevaux,de 4 chevaux et de 20 chevaux. La force de la machineet la consommation du combustible n’ont encore été con-statées aux freins de Prony que pour celle de deux che-vaux, et cette consommation s’élève à peine à 4 kil. decharbon par heure et par force de cheval ; ce qui estinférieur à la consommation ordinaire des machinesd’une aussi petite puissance. Quelques essais encore in-complets, faits avec la machine de 20 chevaux, font