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Tome premier.
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penser à l’inventeur qu’elle ne consommera pas 3 kil.par heure et par force de cheval; mais nous croyonsprudent de ne pas nous prononcer encore sur l’exacti-tude de ces chiffres, avant des expériences plus con-cluantes.

Cependant, M. Pelletan a ouvert la voie, et son per-fectionnement n'est que le prélude de perfectionnementsnouveaux dans ce mode d’emploi direct de la vapeur,le plus simple et le plus rationnel de tous. Nous croyonsmême tenir une solution bien plus avancée de ce pro-blème et nous ne renonçons pas à l’espoir de nous trou-ver un jour à même d’en faire l’essai ; mais nous som-mes forcé de comprimer, en attendant,.les douleurs d’uneparturition à terme qui ne peut s’accomplir en l’absencedes forceps d’argent.

Un grand nombre d’ingénieurs, de savants et d’ama-teurs, ont déjà vu fonctionner et ont étudié cettenouvelle machine, et l’on incline à penser qu’elle estdestinée à changer la face de l’industrie. C’est aussinotre opinion, que nous allons développer, en passanten revue les diverses branches industrielles que sonemploi doit perfectionner; mais nous devons d’abordajouter quelques remarques nécessaires.

La nouvelle machine peut fonctionner avec de l’aircomprimé d’avance, comme avec de la vapeur. Cemode lui-même est plus avantageux que l’emploi directde la vapeur; mais la machine présente ceci de par-ticulier qu’elle peut marcher avec de l’air compriméà 15 et 20 atmosphères, tandis qu’aucune machine àpiston ne peut fonctionner sous des pressions plus fortes(pie 5 à 6 atmosphères. Cette circonstance permet d’ac-cu inuler beaucoup de force dans des réservoirs d’un