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pesamment harnaché, qui se meut àgrand’peine. Viennealors un homme de génie, il a bientôt ébranché tout celuxe de végétation parasite, ou renversé de fond encomble cet édifice incohérent pour y substituer quelquechose de si simple, qu’on s’étonne de ne l’avoir pastrouvé de prime abord.
Nous voyons avec plaisir que l’alliance de la scienceet de l’industrie, proclamée au grand banquet de l’expo-sition par le professeur Pellctan, est à la veille de seconclure ; les écoles industrielles forment des hommesqui tiennent une main sur l’équation et l’autre sur le rabot;le savant pur ne dédaigne plus le contact du simple ou-vrier; l’x et l 'y énigmatiques ont été devinés, le fier lo-garithme s’est fait peuple, et les hauts barons de lascience n’hésitent plus à descendre du laboratoire dansl’atelier, à la suite des Clément, des Thénard et des Sé-guier.
La science a fait son 89, les matériaux de cette mys-lérieuse Bastille se dispersent à travers les fabriques, etbientôt, du concours harmonieux de tous les éléments dela force intellectuelle, surgiront d’innombrables chefs-d’œuvre ; car le but de toute théorie est de passer en défi-nitive à l’application matérielle, et les théories abondent.
Une remarque qui mérite d’être consignée ici, c’estque l’industrie ne doit presque rien, en fait d’invention,aux gens de métier ; jamais un armurier n’a inventé un
prouve combien étaient rares à cette époque les hommes qui s’oc-cupaient (le mécanique, puisqu’une machine aussi simple a faitl’admiration du grand siècle et du grand roi qui demandait à l’in-venteur par quel procédé il avait pu parvenir à imaginer une sibelle machine : Sire, répondit le Wallon , j’y suis arrivé à force detuzer (penser).