Band 
Tome premier.
Seite
31
JPEG-Download
 

belge , en proposant un prix de 50,000 francs pour desaméliorations à faire à la machine à vapeur, a mis toutesles têtes en mouvement, même en France , et nous pou-vons affirmer que cet appât fut la cause déterminantedes recherches de M. Barthélemy et de M. Galli, commeles récompenses proposées par Napoléon furent la causede la découverte des machines à tiler le lin, de la soudeartificielle et du sucre de betterave.

Il y a peu de temps que le professeur Galli Cazala seprésenta devant l’Académie des sciences , et lui déclara,la main sur la conscience, qu’il regardait désormaiscomme de l’argent perdu de continuer à se servir de lavapeur, attendu qu’il apportait un moyen plus simpleet six fois moins coûteux d’obtenir de la force, exemptede danger et des autres inconvénients de la vapeur. Celadit, il déposa son appareil devant le corps savant en de-mandant qu’il fût examiné sévèrement.

Cette confiance d’un homme qui n’est ni un charla-tan, ni un ignorant, ni un exalté, mérite une sérieuseattention, et il est à croire qu’il sortira bientôt de làquelque chose de très-important.

Nous tenons de la bouche même de l’inventeur la des-cription que nous allons faire de sa machine à flamme,qu’on peut nommer ainsi, puisque sa chaudière ne con-tient que de la flamme et les gaz produits par la combus-tion du charbon dans l’air comprimé.

Un Anglais se sert déjà depuis quelque temps d’unprocédé analogue, mais bien plus compliqué, ce qui nel’empêche pas d’y trouver une économie de combustibletrès-notable, puisqu’il ne brûle que 5 kilog. par heureet par force de cheval. Nous en donnerons de suite uneidée.