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plus simple et plus parfait que celui de Watt. Vers lesommet de ce système s’attache la bielle oscillante quicommande la manivelle du volant ; c’est un véritablerouet à vapeur. Sous le fond du cylindre est attaché unpetit levier, mobile sur son milieu ; il est fixé d’une partà la tige de la glissière, qu’il ouvre et ferme subitementquand l’autre extrémité de ce levier est rencontrée parles taquets de la longue tige gouvernante qui suit lamarche du piston. Le tout est placé sur un bâti à hau-teur d’homme.
Pour répondre aux personnes qui redoutent l’incon-vénient d’un porte-à-faux, M. Delaveleye n’a qu’à fairetravailler son piston sur le milieu d’une traverse appuyéesur deux tiges au lieu d’une, et il aura, sans con-tredit, le meilleur parallélogramme qu’on puisse ima-giner.
Le prix de quatre cents francs par force de cheval,auquel il livre ses machines, chaudière à part, est assu-rément moindre qu’en Angleterre, où le fer est à sibas prix.
Nous devons faire ici une remarque importante quiexplique pourquoi la France ne craint pas de se lancerdans la construction des machines, malgré la cherté deses fers, et pourquoi le Creuzot, par exemple, peutfournir des locomotives à aussi bon marché et aussi bienfaites que celles de Seraing . C’est que la plus-value dela quantité de fer qui entre dans une machine est fortpeu de chose et se perd dans la main-d’œuvre à mesureque celle-ci entre pour une plus forte somme dans l’objetfabriqué. Qu’un kilogramme d’acier, par exemple, auquelon donne une valeur de 4 à 500 francs, en le convertis-sant en ressorts de montre ou en aiguilles, ait coûté un