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y compris le moyeu, qui n'est pas en fer coulé commeles nôtres; nous allons l’expliquer.
Les rais, étant forgés à part, sont terminés vers lecentre par des masses qui complètent le cercle dumoyeu : ces masses sont même ajustées à la lime; en cetétat, il suffit de deux chauffes pour y souder, en dessuset en dessous, deux épaisses rondelles de fer, que l’onperce et que l’on tourne ensuite, ce qui se fait avec laplus grande propreté et sans laisser de trace de ce tourde forge.
La locomotive Stéhelin porte des cylindres de treizepouces de France ; ses perfectionnements consistent dansl’agrandissement de l’aire du foyer, de la surface dechauffe et des roues travaillantes.
File peut vaporiser 848 litres d’eau par heure; lesystème anglais n’en vaporise que 518; les grandesroues de six pieds ont pour objet de diminuer, d’unepart, la vitesse du jeu des pistons, et, de l’autre, d’aug-menter la vitesse de translation.
Le prix d’une paire de roues de waggon avec leur es-sieu est coté 650 fr. ; une grue d’alimentation, 1,500 fr. ;et la locomotive entière du plus grand format coûte àBischweiler 40,000 fr. sans le tender. Avis à nos con-structeurs.
MM. Stéhelin et Hubert en sont à leur n° 16 ; ils four-nissent à l’Allemagne . Environ 800 ouvriers sont oc-cupés dans leurs ateliers. Un troisième constructeur delocomotives, M. André Kœchlin , vient de débuter vic-torieusement en lançant le Napoléon sur la route deMulhouse à Thann (1).