inutile, et ces énormes etcoùleux obélisques qu'un poêleappelait les cathédrales de l’industrie vont être suppri-més en même temps que la fuiliée.
Il résulte de la résistance que l’air éprouve à sortir dufoyer, un phénomène très-utile au chauffage, c’est quela flamme n’est plus rasante et ne fuit plus en longuesstries sous la chaudière; cette flamme, au contraire,produit une infinité de pointes qui frappent la chaudièrepar leur sommet et chauffent beaucoup plus vivementque les flammes couchées.
Déjà M. Goffart du Monceau a fait arranger ainsi lefourneau d’une de ses machines à vapeur, et nous a dé-claré que la consommation de charbon qui était de cinqpaniers par heure a été réduite à trois, en tenant la va-peur à la même tension.
A la fin du jour, il ne reste sur la grille que quel-ques poignées de cendres blanches; tout est consumé,jusqu’aux morceaux de schiste qui se trouvent mélés aucharbon.
Ce procédé ne lardera pas à se répandre, parce qu’ilest aisé d’en apprécier immédiatement tous les avantages.
Nous devons cependant faire observer que ce procédén’a pas répondu à tout ce qu’on en attendait. Il paraitque l’économie n’est remarquable que du moment où onl’applique à un fourneau mal construit et qui brûle malson charbon. Mais on a trouvé peu d’avantages réelsdans son application à des fourneaux originairement bienconstruits. Les savants qui l’ont étudié ont même étéjusqu’à les regarder comme nuis. Nous ne sommes passi exclusif et nous croyons ce système destiné à donnerd’utiles résultats dans certaines circonstances particu-lières, telles que la suivante.