Chauffage economique des locomotives.
La quantité de coke consommée par les locomotivesest effrayante, elle s’élève en Belgique à la somme d’unmillion de francs par an.
Il nous semble qu’on peut aisément diminuer cettedépense de plus de moitié, en brûlant de la houille mai-gre; la chose devient très-possible aujourd’hui, par l’in-vention de M. Barthélemy. Au lieu d’opérer le tirage àl’aide des explosions de la vapeur des cylindres, il suffirade clore le foyer et d’y faire pénétrer de l’air à l’aided’un ventilateur placé sous la voiture et n’empruntanlà la machine que deux ou trois hommes de force.
Le seul changement à faire serait de rétrécir la sortiede la fumée et de l’isoler de celle de la vapeur.
Nous allons répondre d’avance aux principales objec-tions que l’on pourrait nous faire.
On a pris du coke pour avoir moins de fumée que lecharbon n’en donne et une plus vive combustion, elvous voulez revenir au charbon? nous dira-t-on. —Nous avons déjà vu que le mode de brûler le charbonpar le ventilateur faisait disparaître la fumée d’une ma-nière complète.
On a pris en outre du coke, parce que le soufre ducharbon détruit les chaudières et surtout la plaque dufîre-box. — Il est vrai que le soufre attaque le fer, etcomme l’intérieur des lire-box était en tôle dans les pre-mières locomotives, on s’est décidé à le faire en cuivrerouge, qui n’est presque plus attaquable; mais on n’apas tenu compte de ce changement pour essayer le char-