Band 
Tome premier.
Seite
91
JPEG-Download
 

— 91 —

missions de l’Institut et de la Société d’encouragement,en même temps que celles de conseiller de la courroyale, et, si nous ne faisons erreur, il a présidé lesdernières assises de Versailles . Nous ne savons com-ment, au milieu de tout cela, il trouve encore le tempsde recevoir en un jour une vingtaine d’industriels, d’in-génieurs ou de savants; de donner des conseils à l’un,des secours à l’autre, et de les aider au besoin de sapuissante intervention.

Il n’y a chez lui trace d’envio, ni de jalousie de mé-tier; mais une noble, une inépuisable bienveillance poul-ies travailleurs hors ligne. Dès qu’un ouvrier a du talent,il prend plaisir à le tirer de son obscurité. Car il sait ap-précierpar expérience tout ce qu’il faut de veilles et d’ef-forts, de patience et de génie pour mettre à jour la plusmince découverte ; il sait, toujours par expérience, quelcourage il faut à un inventeur pour plonger dans la merde l’inconnu, et combien d’huîtres vides il doit ramenerà la surface, avant de rencontrer une perle de quelqueprix ; lui seul connaît leurs angoisses, apprécie leursouffrance et leur rend justice ; aussi leur unique tribu-nal d’appel est-il au n° 13 de la rue Garancière.

M. Séguier est réellement la providence des industriels.Nous avons remarqué qu’à l’exposition c’était à qui auraitle bonheur de l’arrêter pour lui expliquer ses chefs-d’œuvre. Il s’y connaît, nous disaient les exposants, ilnous fera obtenir la récompense qui nous appartient.

En effet, nous sommes assuré qu’il a mis en relief biendes talents méconnus et empêché bien des injustices in-volontaires dans la division dont il était chargé commemembre du jury de l’exposition.

On se doute déjà, d’après ce que nous avons dit, que