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trompe pas, tout tend à marcher vers la simplicité en seperfectionnant : le feutre d’aujourd’hui est au feutred’autrefois ce que la machine de Watt est à celle dePapin, ou ce que les cotons de Rouen sont à ceux deMulhouse .
Quelque embarras que l’on éprouve à faire des cita-tions de ses propres écrits, nous ne pouvons cependant,par la seule crainte de blesser certaine susceptibilité,nous dispenser de renvoyer les curieux à l’Industrielde 1830, où nous avons énoncé l’espoir de voir la fila-ture et le tissage du drap remplacés par un simple feu-trage opéré sur un treillis de fils, à travers les maillesduquel la laine passerait pour s’enchevêtrer et formerune étoffe solide.
Nous ajoutions que les habits ne seraient plus coususà l’aiguille, mais agglutinés par rapprochement à l’aidede bandes de caoutchouc, chose qui devrait être déjà faitesi la manipulation de cette utile matière était un peuplus répandue, et si l’on avait l’idée des nombreuses ap-plications auxquelles elle sait se prêter entre des mainshabiles. Chaptal a dit en parlant de la gomme élastique :.. On a tourmenté de toutes les façons le caoutchoucpour le dissoudre, et si jamais on y parvient, cette dé-couverte est appelée à rendre les plus grands services àl’industrie. »
Rien ne serait certes plus aisé que de réunir avec lecaoutchouc toutes les pièces de nos vêtements; cetteopération exécutée avec de minces lanières, renduesglutineuses par une dissolution superficielle, ou avecune solution incolore qu’il est facile d’obtenir, épargne-rait beaucoup de main-d ? œuvre, procurerait autantde solidité que la couture à l’aiguille, et supporte-