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Tome premier.
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ternant ainsi l’emploi de différents muscles, ce qui lesfatigue moins, disent-ils, qu’un mouvement uniforme.La filasse réduite en pâte est mise dans des cuves avecde l’eau pure, quand ils veulent l’avoir sans colle, etavec de l’eau de riz qui lui donne un léger encollage.

Deux ouvriers puisent, avec leur forme, une feuillequ’ils font égoutter en imprimant, avec un bâton cré-nelé, un léger trémoussement à la forme, pour égaliserla pâte. Chose singulière, ils n’interposent point, commenous, un flotre en flanelle entre chaque feuille ; ils lesplacent en tas les unes sur les autres, en ayant soin demettre une petite latte à l’une des extrémités. Cette lattesert à saisir et à relever les feuilles qui adhèrent légère-ment entre elles.

Chaque feuille est étalée sur la plate-forme en stuc,sous laquelle on entretient du feu. On la force de s’ap-pliquer au stuc, avec une brosse fine et douce ; l’eau estévaporée en quelques secondes, et la feuille parfaitementséchée va former un paquet de cent feuilles que l’onplie en zigzag sous la forme que nous leur voyons.

Tout le matériel d'une grande papeterie chinoise nevaut pas quinze cents francs ; la main-d’œuvre est éva-luée à 2S centimes de notre monnaie ; la rame de centgrandes feuilles, que nous payons de 60 à 80 fr., varieentre 8 et 9 francs sur les lieux.

Toutes les feuilles des livres chinois sont doublées,parce que leur mode d’impression ne permet d’impri-mer que d’un seul côté. On ne sera peut-être pas fâchéde savoir comment ils s’y prennent. Les notes de notrevoyageur vont encore nous l’apprendre.

lin lettré écrit proprement au pinceau les ouvragesqu’il destine à l’impression; cette feuille est collée, l’é-