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Tome premier.
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fer en Angleterre n’a pas traversé la Manche : pas unmaître de forges français n’a paru s’en émouvoir. Il est

pyromètre à registre de Daniell ; cette température est un peu su-périeure à celle trouvée par Becquerel ; c’est donc bien à tort queplusieurs auteurs ont dit que le point de fusion du fer était 10 à12,000° centigrades.

Les oxydes de fer se réduisent facilement, soit au chalumeau,soit en les introduisant dans un tube de verre dans lequel on faitpasser un courant d’hydrogène ; ce dernier moyen exige une tem-pérature peu élevée et donne le fer le plus pur, mais toujours enpoudre.

La réduction du fer par l’hydrogène s’opère d’une manière com-plète, même à une température qui ne dépasse pas le point d’ébul-lition du mercure; mais si l’on retire le métal après qu’il s’est re-froidi dans le gaz hydrogène, et qu’on l’expose à l’air, il s’enflammeet brûle. Ce phénomène a lieu parce que, quand l’hydrogène s’em-pare de l’oxygène de l’oxyde à une température aussi peu élevée,il laisse le métal avec tous les interstices qu’il remplissait d’abord.Le fer ainsi obtenu possède la propriété d’absorber les gaz et deles condenser dans ses interstices ; et, dans l’état de division où setrouve le métal, la faible élévation de température qui résulte decette condensation suffit pour lui faire prendre feu.

Quand la réduction du fer par l’hydrogène s’opère à une Cha-leur rouge, le métal réduit s’affaisse et ne présente plus la disposi-tion mécanique nécessaire pour produire ce phénomène ; mais sil’on mêle l’oxyde uniformément avec une petite quantité d’un corpsqui ne puisse se ramollir pendant la réduction, celui-ci empêchel’aflaissement du métal, et alors on peut élever la température sansque le fer réduit perde la propriété de s’enflammer. Ainsi, si l’onajoute une petite quantité d’alun à la dissolution de l’oxyde et qu’onprécipite par la potasse, simultanément l’alumine avec l’oxyde, lemétal réduit au rouge, pourra prendre feu spontanément. Le fers’oxyde facilement à l’air humide ; on peut le garantir de la rouilleen le frottant avec un morceau de laine imprégné d’huile de lin,jusqu’à ce que la surface du métal paraisse sèche. Le fer se revêtd’une couche mince d’huile qui se dessèche et empêche l’oxydation-