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rièrela grande muraille du système Saint-Oicq, les hono-rables et peut-être un peu trop honorés seigneurs du 1eren barre, ont remplacé les anciens seigneurs de village ;les maîtres de forges se contentent d’aller dépenser à Paris un revenu de 20 à 30,000 fr., produits d’un ou deux basfourneaux délabrés et couverts de mousse, perdus au fondde quelque gorge étroite et éloignée des grandes routes,
plus rapide, mais il est nul sur la fonte, et le soufre s’y volatilisecomplètement.
Dans ces derniers temps on a commencé à fabriquer différentsobjets avec de la fonte, comme des couteaux, ciseaux, clous, quid’ordinaire se font eu fer forgé ou aciéré, et on a découvert, pourcette fabrication, un moyen de diminuer la dureté de la fonte oude l’empêcher ainsi de casser comme du verre. C’est ce qu’on ap-pelle adoucir la fonte ; opération qui consiste à envelopper la piècecoulée d’une matière pulvérulente, à l’y tenir pendant longtempsau rouge, et à la laisser refroidir avec l’enveloppe. On crut d’abordque la fonte se convertissait en fer malléable par la combustion ducharbon. C’est Réaumur qui eut celte idée, et Lucas exécuta l’opé-ralion en enveloppant la fonte d’un mélange d’hématite en poudreet de carbonate de chaux ; mais l’expérience a prouvé que la na-ture chimique du fer n’est pas changée par cette opération, et qu’onarrive au môme résultat en chauffant la fonte dans du sable, oudans du charbon en poudre. Le changement que la fonte subitdans ce cas est donc analogue à celui qu’éprouve l’acier quand onle fait recuire, et le fer quand il est refroidi lentement.
Quand la fonte reste longtemps sous l’eau, elle est décomposée ;l’aeide carbonique contenu dans l’eau dissout le fer et l’entraîne. 11reste une masse grise qui ressemble à la plombagine; c’est ce qu’ona pu voir sur les canons d’un vaisseau coulé depuis 80 ans auxenvirons de Carlscrona ; à peine étaient-ils à l’air depuis un quartd’heure, qu’ils commencèrent à s’échauffer tellement que l’eauqui y restait encore s’échappa sous forme de vapeurs, et qu’il futimpossible d’y loucher. Les canons étaient convertis en partie enune masse poreuse qui probablement condensait l’oxygène de l’air,