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Tome premier.
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fin ils ne se montrent guère qu’au temps de la chasseaux bécassines. Parlez-leur de la nécessité d’améliorer,de changer leur méthode de faire ; dites-leur qu’un hautfourneau anglais ou belge produit par jour 14,000 kil.,pendant que les leurs n’en donnent que 1,500, les pluscomplaisants vous feront la politesse d’en douter. Carau fond ils ne supposent pas possible d’améliorer unefabrication qui existe depuis Vercingétorix . Nous enconnaissons qui s’étonnaient qu’on eût écrit sur lathéorie du fer, et dont le nom de Karsten n’avait ja-mais frappé les oreilles.

D’après un recensement officiel, la fonte est produiteen France par 502 hauts fourneaux ( comme on a lacomplaisance de les appeler) ; sur ce nombre 420 fon-dent au charbon de bois seul : 34 au bois torréfié oucru, seul ou mélangé de charbon de bois; fi marchentalternativement au charbon de bois ou au coke mélangé,et 43 au coke seul ou mélangé de houille.

La fabrication du gros fer s’opère dans 1,495 usines,dont 93 suivent la méthode catalane, 7 la méthodecorse, 732 la méthode comtoise , 119 la méthode wal-lonne, 49 la méthode nivernaise, 43 la méthode com-toise modifiée, 161 la méthode champenoise et 291 laméthode anglaise .

On voit qu’il ne manque pas de fonderies et de forgesen France , mais leurs produits réunis ne se sont élevésen 1837 qu’à 331,678 tonnes de 1,000 kil. de fonte; ilne faudrait que 62 hauts fourneaux comme ceux deCouillet pour obtenir exactement la même quantité, dontla valeur en France s’élève à 60,746,000 fr. Cette va-leur ne serait en Belgique que 53,438,920 fr., et enAngleterre que 35 millions.