— 174 —
La forgerie française produit 210,253 tonnes de gros' fer valant 92,177,000 francs, et 3,200 tonnes d’acierde forge d’une valeur de 2,308,000 fr.
Les matières premières et le combustible employés àl’obtention de ces trois produits coûtent 115,758,000 fr.;la valeur de ces produits étant de 155.231,800, il resteenviron quarante millions pour salaire, profits et entre-tien du matériel et des usines. Nous doutons qu’il enreste en proportion autant à la Belgique , qui produisiten 1837, d’après Heuschling, 150,000 tonnes defer dans23 hauts fourneaux au coke et 66 au bois. Il y avait alors20 autres hauts fourneaux en construction, dont la plu-part sont achevés, mais ne marchent pas en ce moment.
Presque tout le fer de France se fabrique au charbonde bois; on n’y emploie que 108,800 tonnes de cokevalant 8,135,000 fr.; la houille employée par les usinesde fer ne dépasse pas 250,000 tonnes représentant unevaleur de 5,500,000 fr.; mais le charbon de bois con-sommé s’élève à 643,000 tonnes valant 42,247,000 fr.
La France a cependant des houillères autant et pluspèut-ètre que la Belgique , mais on ne sait pas en aborderl’extraction avec de grands capitaux.
On se fera une idée de la réalité de ce que nous avan-çons par l’anecdote suivante, arrivée il y a trois ou qua-tre ans seulement.
Un jeune et savant géologue, en faisant un voyage dedécouvertes dans la Bretagne, trouva près de Bourbon-Vendée une couche de limonite de la plus grande ri-chesse, dont les sentiers reluisent sous les sabots ferrésdes paysans; ce filon a une demi-lieue de long, unquart de lieue de large, sur une profondeur très-grande.
Le géologue y reconnut les traces d’anciennes exploi-