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tâtions, et des masses de scories encore plus riches quela plupart de nos minerais vierges.
Des échantillons de cette montagne de fer furent sou-mis à l’analyse à l’école des mines ; ils donnèrent plus de60 p. c. de métal.
La preuve de la richesse de ce minerai, c’est que lesmaréchaux ferrants de ces parages se contentent d’enramasser des morceaux devant leur porte, et de les con-vertir directement en fer à cheval, au feu de leur mau-vais soufflet.
Le géologue fît part aux principaux de la ville de larichesse qu’ils avaient sous la main, et les engagea às’associer pour en commencer l’exploitation : ils le firenten effet; mais quelques semaines après ils écrivirent ausavant qu’il les avait trompés et que ce n’était pas du fer.Le savant se rendit sur les lieux et leur demanda à voirleur haut fourneau ; mais on ne put lui montrer qu’uneespèce de poêle encore chargé de minerai, sur lequelon avait, disait-on, brûlé plus de cent fagots sans le fairefondre. Le capital social étant épuisé, on avait inter-rompu les opérations et renvoyé les deux ouvriers.
Ce capital n’était pas monstrueux, il consistait en huitactions de 25 francs chacune; mais les capitalistes deBourbon refusèrent d’arroser, et la chose en resta là.
Nous avons soumis des échantillons de cette mine audirecteur de l’établissement de Couillet et à l’ingénieurChevremont, qui déclarèrent n’en avoir jamais vu d’aussiriches.
On avait formé le plan d’une exploitation franco-belge ,mais la crainte de voir la presse ignorante s’élever con-tre l’exportation des capitaux belges à l’étranger a retenunos industriels.