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Aujourd’hui que la découverte est ébruitée, on cher-che à s’emparer de la concession, qui suffirait à elleseule, pendant des siècles, à fournir tout le fer dont laFrance aura besoin. Le terrain houiller se montre à peude distance de là, ainsi que la castine ; la mer est à deuxpas.
La richesse du sol de la France est encore si peu con-nue qu’on ferait bien, au lieu d’expédier des voyageursdu Muséum en Afrique et en Asie , de les envoyer à ladécouverte dans le sein même du pays.
Quand l’Angleterre consomme 153 millions de quin-taux de charbon, la France n’en consomme que 30 mil-lions.
On aura beau répéter qu’il faut exploiter les houillèresen France ; il faut bien reconnaître que de pareilles en-treprises ne sont pas à la portée de l’industrie particu-lière. L’association des capitaux est nécessaire; et l’as-sociation, vilipendée et honnie, a quitté la France pourn’y rentrer de longtemps. On offrirait de l’or au prix duplomb, par actions, qu’on n’en trouverait pas le placementaujourd’hui. C’est une bien absurde chose quela préven-tion, puisqu’elle peut aveugler ainsi les hommes surleurs propres intérêts.
Tout ce que nous pourrions dire ici sur la nécessitéet l’indispensabilité d’en revenir à l’association bien en-tendue serait superflu : la peur ne raisonne pas, il fautattendre que cette fièvre antisocialiste s’use avec letemps.
Nous parlerons seulement du vice qui s’oppose à l'a-mélioration de la production du fer en France ; c’est, engénéral, il faut bien le dire, l’incapacité et l’apathie dela plupart des directeurs d’usines, qui n’en savent pas